Le Chemin des Sanctuaires d'Yvette et Gilbert
Notre "Chemin des Sanctuaires" c'est bien passé. Un peu frais et humide au départ et la canicule ensuite mais nous sommes arrivés à bon port, et ce fut un moment très émouvant, à Saint Anne de Beaupré.
Premier fait marquant, l'étonnement du préposé à l'enregistrement des baguages à Paris (nous sommes français) devant nos sacs ( 6,5 et 8 Kgs) vous n'avez que cela comme bagages!!
Puis arrivée à Montréal, contrôle des passeports, nous n'avons pas d'adresse fixe à fournir et le détail de nos hébergements est dans mon sac à dos, donc détour par le service immigration pour vérifier ce que ces deux huluberlus, avec leur petit sac à dos, viennent faire au Québec. La vue de notre guide du pèlerin est convaincante.
Nous avons fait 360 Kms en 18 jours, la plupart du temps sur des petites routes, droites et avec peu d'ombre, donc un chemin pas toujours génial mais un accueil extrêmement chaleureux de tous les Québécois.
3 à 4 fois entre chaque étapes des maisons ou des fermes affichaient le sigle , ce qui signifie que les pèlerins peuvent se reposer, en général sur une balançoire, disposer de "la salle de bain" et avoir le plein d'eau fraiche. La plupart du temps les personnes venaient "jaser" un peu avec nous. Merci aux deux personnes qui nous ont donné du beurre d'érable car, nous autres, les français, ne connaissions pas cela.
A notre arrivée à Saint Anne de Beaupré, il nous a été proposé de participer à la messe en temps que pèlerins. Donc nous sommes rentrés en procession derrière le prêtre et avons posé nos sacs à dos et nos bâtons devant l'autel puis nous nous sommes assis dans le chœur. Le prêtre a salué les différents groupes puis a annoncé: vous avez remarqué les personnes qui me suivaient avec leur sac à dos, ce sont nos pèlerins marcheurs, un groupe qui est parti de l'oratoire Saint Joseph à Montréal et un couple qui est parti de Pointe au Père près de Rimouski. J'aimerais seulement leur souhaiter la bienvenue par des applaudissements.
Nous sommes partis avec une jeune femme qui a dû abandonner après 7 jours à cause de ses ampoules et un canadien de Winnipeg qui parlait le français, avec qui nous nous sommes très bien entendus.
Bien cordialement
Gilbert et Yvette BESNIER

