Trajet Montréal / Sainte-Anne-de-Beaupré


 

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Étape 1: de l'Oratoire Saint-Joseph à Longueuil - 21 km

Cette première étape est essentiellement une étape urbaine. En quittant l’Oratoire, le pèlerin passe par le parc du Mont-Royal qui offre une très belle vue de la ville de Montréal.

Liens à consulter:

Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal

Cathédrale-Basilique Marie-Reine-du-Monde

Basilique Notre-Dame de Montréal

Basilique Saint-Patrick

Ville de Longueuil

Cocathédrale Saint-Antoine-de-Padoue

Étape 2: de Longueuil à Varennes - 16 Km

Pour cette étape, le pèlerin emprunte la piste cyclable le long du fleuve Saint-Laurent jusqu’à Varennes en passant par Boucherville.

Lien à consulter:

Ville de Boucherville

Ville de Varennes

Basilique Sainte-Anne de Varennes

Sanctuaire Sainte-Marguerite-D’Youville

 

Étape 3: de Varennes à Verchères - 14Km

Durant cette étape, le pèlerin emprunte une route rurale qui longe le fleuve puis ensuite la route 132 est et ensuite la piste cyclable pour arriver à Verchères.

Lien à consulter:

Ville de Verchères

 

Étape 4: de Verchères à Saint-Ours - 25 Km

Au cours de cette étape, le pèlerin emprunte différents rangs en zone agricole pour atteindre Saint-Roch-de-Richelieu d’où il prendra un traversier qui l’amènera à Saint-Ours.

Lien à consulter:

Municipalité de Saint-Roch-de-Richelieu

Ville de Saint-Ours

Étape 5: de Saint-Ours à Massueville - 25 Km

Au cours de cette étape, le pèlerin s’éloigne du fleuve Saint-Laurent en empruntant des routes rurales en milieu agricole. Le relief est plat. Il y a des champs de maïs à perte de vue. À mi-chemin se trouve le village de Sainte-Victoire-de-Sorel (population de 2213 habitants). De ce village, il faut prendre la route 239 sud jusqu’à Massueville à 12,7 km de Sainte-Victoire.

Le village de Massueville (population de 1262 habitants) a hérité du nom du seigneur Gaspard-Aimé Massue (1821-1875). Grâce à la générosité dont il a fait preuve en donnant le terrain, le village, érigé en municipalité en 1903, a pu construire son église, un couvent et un collège. Incendiée le 14 février 1907, l’église a été reconstruite en 1908; à voir aussi, le parc du Sacré-Coeur, situé en face de l’église.

Étape 6: de Massueville à Saint-François-du-Lac - 22 Km

Cette étape se fait en partie le long de la rivière Yamaska, soit sur la rive gauche jusqu’à Yamaska et, après avoir traversé le pont, sur la rive droite jusqu’au chemin du rang du Grand Chenal qui mène à Saint-François-du-Lac.

À Saint-François-du-Lac, le pèlerin peut visiter l’église construite en 1849 et l’ancien presbytère, qui date de la même époque. Ce dernier est maintenant occupé par une galerie d’art et un atelier de tapisserie haute-lisse.

Comment ne pas signaler également la réserve Odanak. Établis sur ce site depuis le 17ième siècle grâce à la générosité de Marguerite Hertel, propriétaire de la seigneurie de Saint-François au début du 17ième siècle, les Abénaquis y ont développé un style de vie propre dont le musée et l’ensemble du site apportent un excellent témoignage. Le musée offre aux visiteurs une exposition permanente qui permet de reconstituer la vie ancestrale de ces Amérindiens.

Étape 7: de Saint-François-du-Lac à Baie-du-Febvre - 20 Km

Au cours de cette étape, le pèlerin passe par Pierreville après avoir traversé le pont qui enjambe la rivière Saint-François. Pendant 3,2 km, il faut longer la route 132 sur laquelle la circulation des automobiles et des camions est assez élevée. Le reste de l’étape se fait en empruntant des routes de rang sauf la portion de 2,2 km sur la route 255 qui mène à Baie-du-Febvre.

Baie-du-Febvre doit sa renommée principalement à la sauvagine. À chaque printemps, vers le mois d’avril, les amateurs de la nature sont conviés à un spectacle extraordinaire: des milliers, peut-être des millions d’oies, de bernaches et de canards s’y donnent rendez-vous pour s’y reposer et s’alimenter. On a érigé des sites d’observation qui sont accessibles toute l’année. On peut également s’adresser au Centre d’observation Baie-du-Febvre pour obtenir une foule de renseignements sur cette faune.

Étape 8: de Baie-du-Febvre à Nicolet - 19 Km

Cette étape emprunte en grande partie une route rurale appelée Rang du Pays Brûlé sur une distance de 13,7 km. À l’intersection de la route 132, le pèlerin traverse le pont et entre dans Nicolet (population de 4325 habitants) qui est une des plus anciennes agglomérations du Québec, puisque la ville fut fondée en 1672. Elle fut remarquable par l’apport des colons acadiens qui s’y sont réfugiés après les évènements de 1755 (la déportation par les Britanniques) de même que la présence de nombreuses institutions religieuses.

À voir aussi, selon les heures d’ouvertures, le Musée des religions. L’inauguration du Chemin des sanctuaires s’y est déroulé le 18 juin 2000 à l’occasion d’une exposition intitulée Finis Terrae. Elle portait sur les grands pèlerinages des religions monothéistes, dont Saint-Jacques de Compostelle. Pour tout renseignement sur les expositions en cours: (819) 293-6148.

En plus du musée et de la cathédrale, de construction récente, il est possible de visiter le vieux Séminaire, fondé en 1803 et construit en 1827 selon les plans de l’architecte Thomas Baillargé. Il abrite maintenant l’Institut de police. Enfin, le pèlerin peut visiter le Musée des Soeurs de l’Assomption et la Maison Rodolphe-Duguay, celle-là même où vécut le peintre de sa naissance en 1891 jusqu’à son décès en 1973, sauf les sept années durant lesquelles il perfectionna son art à Paris. Dans l’atelier adjacent à la maison, le visiteur peut admirer une belle rétrospective de son oeuvre.

Étape 9: Nicolet à Cap-de-la-Madeleine - 24 Km

Au cours de cette étape, le pèlerin traverse le fleuve Saint-Laurent en empruntant le pont Laviolette en taxi jusqu’à Trois-Rivières. Le pèlerin traverse ensuite la ville et le pont Duplessis qui enjambe la rivière Saint-Maurice et de là il se dirige vers le
Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap du Cap-de-la Madeleine.

Trois-Rivières compte 48 419 habitants et a été fondée en 1634. Sa traversée laisse peu de temps au pèlerin pour faire du tourisme. Toutefois, en passant devant la cathédrale, il peut s’arrêter quelques minutes: c’est un édifice construit en 1858 selon les plans de Victor Bourgeau. Les vitraux de Guido Nincheri sont particulièrement remarquables. Et comme l’itinéraire proposé passe devant le Séminaire, le pèlerin peut faire une halte au musée Pierre-Boucher. Il y admirera une intéressante collection de peintures, de meubles et d’art sacré. Sur la rue Saint-Maurice, le pèlerin pourra s’arrêter à la Maison des Franciscains et visiter le musée de celui qu’on appelait «le bon Père Frédéric».

Au Cap-de-la-Madeleine (population de 33 716 habitants), en plus du gîte, le pèlerin trouvera un grand intérêt à visiter la basilique Notre-Dame-du-Rosaire. Les responsables du sanctuaire ont conservé la vieille église construite vers 1714, l’une des plus anciennes au Canada.

Étape 10: de Cap-de-la-Madeleine à Champlain - 15 Km

Au cours de cette étape, le pèlerin longe le fleuve Saint-Laurent par la route 138. C’est une étape fort agréable, car la circulation des automobiles est peu élevée à cause de la proximité de l’autoroute 40.

 

Dans le très beau village de Champlain, dont la population est de 1 610 habitants, le pèlerin est invité à trouver refuge dans la sacristie de l’église. Il faut visiter l’église Notre-Dame-de-la-Visitation, tout à fait remarquable. Construite en 1879 par l’architecte Gédéon Leblanc, elle est décorée de fresques de l’artiste François-Xavier-Édouard Meloche, qui fut l’élève de Napoléon Bourassa. Surtout, cette église conserve neuf tableaux importants autant sur le plan historique qu’artistique. Le visiteur peut ainsi admirer des oeuvres de William Van Moll Bereczy, de Noël-Nicolas Coypel et aussi l’oeuvre que le Frère Luc réalisa à la fin du 17ième siècle.

Étape 11: de Champlain à La Pérade - 22 Km

Le pèlerin poursuit son chemin sur la route 138 est en direction de La Pérade en passant par Batiscan. Ce village est magnifique et possède un vieux presbytère construit en 1816. Cet édifice s’offre comme un témoin impeccable de la vie à la campagne au 19ième siècle. On y conserve avec soin des meubles de cette époque.

Arrivé à La Pérade, le pèlerin, tout en se reposant, ne devrait pas manquer de visiter cette grande église dont les reflets sont visibles sur les eaux de la rivière Sainte-Anne. L’architecte Casimir Coursalle, qui la construisit en 1855, s’était visiblement inspiré du style néo-gothique de la basilique Notre-Dame de Montréal. Nous recommandons aussi la visite du Domaine seigneurial où Madeleine de Verchères passa la plus grande partie de sa vie, et surtout celle du jardin de ce manoir, dont les aromates et les plantes médicinales embaument l’air durant les belles soirées estivales.

Étape 12: de La Pérade à Saint-Marc-des-Carrières - 22 Km

Le pèlerin quitte les rives du fleuve Saint-Laurent pour se diriger vers l’Intérieur du pays en direction de Saint-Casimir en longeant la rivière Sainte-Anne. C’est un parcours champêtre et pittoresque. Il y a plusieurs beaux points de vue le long de la rivière. Peu après Saint-Casimir, la route ne longe plus la rivière Sainte-Anne et amène le pèlerin à Saint-Marc-des-Carrières.

La plupart des maisons de Saint-Marc-des-Carrières sont construites en pierre. Personne ne s’en étonnera! Il fut un temps où le village comptait un grand nombre de tailleurs de pierre et de sculpteurs. Le calcaire qui y est extrait se retrouve dans de nombreux édifices un peu partout au Québec et au Canada. Un exemple de cette utilisation se retrouve dans le monument du Sacré-Coeur, devant l’église, réalisé par les travailleurs de la pierre du village, d’après les plans d’Adélard Vézina. À voir également le mausolée, véritable chef d’oeuvre sculptural, érigé par le même auteur dans le cimetière du village. Par ailleurs, les soirs où le curé, Henri-Paul Potvin, est disponible, on peut voir au presbytère (1100, rue Principale, porte de côté) une collection de statues religieuses et d’icônes. À ne pas manquer.

Étape 13: de Saint-Marc-des-Carrières à Cap Santé - 23 Km

On retourne sur le bord du fleuve pour ne pas manquer, entre autre, Deschambault avant de s’en éloigner quelque peu pour arriver au lieu d’hébergement.

Dans cette région du Québec vit une communauté anglophone dans un milieu majoritairement francophone. Leur histoire est présentée sur le site web de Portneuf (section Nord – Anciennement Notre-Dame-de-Portneuf). Dans ce village, le pèlerin pourra se reposer au parc récréonautique, remarquable pour l’interprétation de la nature. Sur la première avenue, il visitera la chapelle anglicane, érigée en 1884. À peu près en face de celle-ci se trouve le manoir du Baron de Portneuf, vestige de la seule baronnie accordée par le roi de France à un «habitant du Canada», en l’occurrence le seigneur René Robineau.

Étape 14: de Cap Santé à Pont-Rouge - 19 Km

Au cours de cette étape, le pèlerin se dirige vers Pont-Rouge en passant par Saint-Basile Station. C’est une route rurale fort agréable.

La population de Pont-Rouge est de 6 820 habitants.

Le Moulin Marcoux, bâti en 1870, a été exploité jusqu’en 1900. Reconnu comme monument historique par les autorités gouvernementales, il sert maintenant de salle d’expositions et de spectacles.

Le site Déry comprenait le pont, une maison et ses dépendances. Construit en 1768, ce pont permettait le passage des diligences. En 1804, on ajouta une maison qui servait de relais pour le courrier, de poste de péage et de logement pour le gardien et aussi d’auberge pour les voyageurs. Aujourd’hui, la maison Déry est un site touristique qui sert de centre d’interprétation. Il accueille aussi diverses expositions.

Étape 15: de Pont-Rouge à Saint-Augustin-de-Desmaures - 30 Km

La moitié de cette étape jusqu’à la route de Fossambault se fait sur une route rurale. Le reste de l’étape devient de plus en plus urbain jusqu’à Saint-Augustin-de-Desmaures qui est considéré comme une banlieue de Québec.

Même si cette étape a été un peu longue et éprouvante, le pèlerin devrait prendre le temps de visiter l’église paroissiale. Ne pas se laisser impressionner par l’aspect extérieur de l’édifice, qui ne laisse pas soupçonner l’intérêt que présente la décoration intérieure. L’église a été construite en 1808, mais la façade a été refaite en 1933. L’intérieur est un bon exemple d’implantation de l’art baroque au Québec. La décoration est l’oeuvre d’Olivier Dugal et de François-Xavier Leprohon, tandis que les tableaux sont d’Antoine Plamondon.

Étape 16: de Saint-Augustin-de-Desmaures à Québec - 20 Km

La portion de l’étape de Saint-Augustin vers Cap-Rouge se fait en milieu résidentiel sur la rue Saint-Félix le long du fleuve Saint-Laurent. À un peu plus de 4 km du point de départ, apparaît une immense structure métallique appelé le tressel qui est un viaduc de chemin de fer enjambant la vallée de la rivière Cap-Rouge construit entre 1906 et 1913 pour le chemin de fer transcontinental. Il sera utilisé en 1917, après l’ouverture du Pont de Québec. Le pèlerin disposant d’un peu de temps pourra admirer les nombreuses résidences anciennes dont la ville de Cap-Rouge s’enorgueillit avec raison.

Le pèlerin longera la côte de Cap-Rouge. Il peut choisir de monter la côte jusqu’à un escalier qui l’amène sur le Chemin Saint-Louis et au parc Cartier-Roberval où se trouve une plaque historique qui rappelle qu’en cet endroit, en 1541, Jacques Cartier d’abord puis, l’année suivante, Jean-François de la Rocque, sieur de Roberval, qui tous deux cherchaient un passage vers l’Orient, tentèrent d’implanter une colonie française. Une autre alternative est proposé aux pèlerins pour profiter du parc de la plage Jacques-Cartiersur une distance d’environ deux kilomètres jusqu’aux toilettes publiques. De là une ruelle abrupte permettra de rejoindre le Chemin Saint-Louis. Vous pouvez aussi emprunter un sentier moins accentué pour gravir l’escarpement. Il est situé à environ un arpent avant les toilettes publiques.

Le reste de l’étape se fait un milieu urbain sur des trottoirs de béton jusqu’au Montmartre Canadien avant de rejoindre un peu plus loin l’hébergement.

Étape 17: de Québec à Beauport - 20 Km

Cette étape de Québec à Boischâtel est surtout urbaine. Le pèlerin traverse le Vieux Québec, Beauport, le pont de la rivière Montmorency au dessus des chutes du même nom à Courville et Boichatel avant d’atteindre le village de Château-Richer. L’avenue Royale que le pèlerin emprunte à partir de Beauport est une route pittoresque chargée d’histoire et parsemée d’habitations ancestrales.

 

En traversant le Vieux Québec, le pèlerin passe devant la basilique-cathédrale de Notre-Dame de Québec. Même s’il a subi de nombreuses destructions, reconstructions, améliorations et autres depuis la première église de 1632 érigée à la demande de Samuel de Champlain, l’édifice plongera le visiteur jusqu’aux racines de ce pays. Dans la ville basse à Place Royale, l’église Notre-Dame-des-Victoires mérite une visite.

Plus loin, à Courville, se trouve le Parc de la Chute-Montmorency. Une halte permettra de contempler ce paysage toujours grandiose.

Étape 18: de Beauport à Sainte-Anne-de-Beaupré - 15 Km

Le pèlerin arrive à Sainte-Anne-de-Beaupré par l’avenue Royale. Cette dernière étape est parsemée de maison ancestrale.

Arrivé à destination, le pèlerin concentrera sans doute ses activités autour du sanctuaire. Cette vaste basilique est divisée en cinq parties, abondamment décorées. Autour du choeur, il faut voir les dix chapelles conçues selon le style Art déco propre à la première moitié du 20ième siècle.

On peut aussi visiter le Musée de Sainte-Anne. Ses responsables y ont rassemblé de très nombreuses oeuvres d’art, peintures, sculptures, vitraux, mosaïques, oeuvres d’orfèvrerie, toutes reliées d’une façon ou d’une autre à la dévotion envers Sainte-Anne.