Le monde est déjà autre…
Le Chemin des sanctuaires est déjà riche de mémoire. À l’historien, il permet de suivre, en sens inverse, la voie de colonisation de la Nouvelle-France. Bientôt quatre siècles d’histoire! Au randonneur, une fois surmontée la surprise de l’asphalte, il donne de redécouvrir son propre pays, sur les deux rives du Saint-Laurent. Il fournit au chrétien l’occasion de réactiver cette vérité médiévale qui voyait dans le pèlerinage «un christianisme complet.»

[toggle title= »En savoir + » variation= »red »]Nostalgie d’une expérience spirituelle, défi sportif ou redécouverte du patrimoine, le Chemin s’ouvre sous nos pas.

Il redonne vie à qui l’emprunte: la personne stressée y réapprend à flâner; chacun, randonneur ou pèlerin, y retrouve une part de soi, beaucoup par la rencontre des autres, beaucoup par le lent défilement des paysages qui s’unifient sous ses yeux. En ce qui qu’il aide tous et chacun à reprendre pied, le Chemin des sanctuaires fait aussi figure de havre.

Et ses 18 étapes évoquent la quête de Perceval, dont Chrétien de Troyes nous dit qu’il avait fait voeux de ne pas dormir deux nuits de suite au même endroit.

Marcher pour l’inutile, le temps d’un sac à dos. Marcher pour l’essentiel, au prix de quelques ampoules. Le temps de lacer ses bottines, et le monde est déjà autre… Bonne route!

Michel Dongois pour le comité de rédaction du Guide du pèlerin [/toggle]