J’ai fait le Chemin des sanctuaires en deux étapes. La première moitié en juin 2012, de Montréal à Trois-Rivières et la deuxième, cette année, de Trois-Rivières à Sainte-Anne-de-Beaupré.

Quelles ont été les différences entre les deux ?

D’abord la distance. Dans les deux cas, j’ai marché pendant 10 jours: neuf jours pour le parcours officiel et une dixième journée juste avant.

En 2012, j’ai marché, au total 174 km. Ma plus courte distance a été de 6,5 km, le jeudi 14 juin, entre la gare d’autocars et l’Oratoire Saint-Joseph, à Montréal. La distance la plus longue a été de 25,5 km, de Varennes à Saint-Ours, le lundi 18 juin.

En 2013, la marche totale a été de 201,6 km. Le trajet le plus court: 13,1 km de Trois-Rivières ouest jusqu’au Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, le samedi 15 juin. La plus longue distance: 28,1 km, de Pont-Rouge à Saint-Augustin-de-Desmaures, le vendredi 21 juin.

[toggle title= »En savoir + » variation= »red »]Autre différence: les compagnons de marche. En 2013, c’est avec mon ami Ronald Tremblay que j’ai fait fait le voyage. Nous nous connaissons bien puisque nous sommes amis depuis 21 ans. Nous connaissions, aussi, les habitudes de marche de chacun, puisque nous avons fait le Camino de Compostelle ensemble, en 2011. Ronald a été un très agréable compagnon de marche dans ces deux voyages. Le secret: nous respections les limites et le rythme de chacun.

En 2012, j’avais fait le Chemin avec deux dames que je ne connaissais pas auparavant: Micheline et Denise. Deux femmes dans la soixantaine qui ont été, aussi, de bonnes compagnes de voyage. Encore là, nous avions développé un respect mutuel essentiel à ce genre de voyage.

Le respect mutuel est vraiment, selon moi, la clef du succès. Personne ne marche à la même vitesse. Il faut donc s’accomoder de cela. Le plus rapide ne doit pas exiger que son compagnon marche plus vite… et le plus lent ne doit pas exiger que les autres l’attendent. Autrement, rien ne va plus.

Tant en 2013 que cette année, avec mes collègues de marche, la recette était toute simple: nous partions ensemble le matin, nous faisions des bouts de chemin ensemble dans la journée et on se rejognait à destination en fin de journée. Le soir venu, on prenait le repas ensemble.

Troisième différence entre 2012 et 2013: la marche en zone urbaine. En 2012, c’est essentiellement à Montréal, à Longueuil, puis à Trois-Rivières que j’ai marché en ville. En tout, environ 35 km.

Cette année, ça été beaucoup plus soutenu: Trois-Rivières, puis l’approche et la traversée de Québec ont compté pour environ 60 km.

La marche en milieu urbain est plus difficile: plus de bruit, plus de poussière, plus d’asphalte. La marche en zone rurale est plus tranquile.

Côté temps et températures 2012 et 2013 se sont ressemblés: il faisait généralement beau et chaud, quoi que 2012 m’avait réservé quelques journées au-dessus des 30 degrés

Cöté paysages: il y en a eu des beaux dans les deux voyages. En 2012, je me souviens particulièrement de ceux des environs de Varennes, de Verchères et de la rivière Richelieu à Saint-Ours. En 2013: la vue du Saint-Laurent à Batiscan et dans le secteur de Neuville, la rivière Sainte-Anne, entre Sainte-Anne-de-la-Pérade et Saint-Casimir, et les vieilles maisons ancestrales avant d’arriver à Sainte-Anne-de-Beaupré.

J’ai eu du plaisir de faire ces deux marches. Je les recommande à quiconque souhaite entreprendre un tel voyage.