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Marcheuse lisant l'infolettre

Un Compostelle québécois d'aventures et de découvertes

L'infolettre de septembre/octobre 2026

Vous connaissez des gens que ces informations pourraient intéresser?
Partagez-leur ce message; ils vous en remercieront et pourront s'abonner à leur tour.

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L'éditorial de septembre/octobre

L'éditorial de septembre/octobre

L’édition 2026 du Chemin des Sanctuaires est maintenant derrière nous, mais il reste encore beaucoup à raconter!

Dans cette nouvelle édition de notre infolettre, nous vous invitons à passer de l’autre côté du décor et à découvrir les coulisses du Chemin.

Nous reviendrons d’abord sur l’édition 2026 à travers quelques chiffres et statistiques qui permettent de mesurer tout le chemin parcouru. Nous irons ensuite à la rencontre de Marie-Josée, l’une de ces précieuses hébergeuses qui ouvrent leurs portes aux marcheurs et contribuent, à leur façon, à rendre l’aventure si humaine.

Parce que chaque personne vit cette expérience à sa manière, nous vous proposerons également un autre regard sur le Chemin. Georges, un pèlerin français habitué aux grands chemins européens, nous a fait parvenir ses impressions à la suite de son parcours. Un témoignage parfois critique, qui nous rappelle bien cette réalité : à chacun son Chemin.

Et parce que marcher donne faim, nous partagerons avec vous la recette des fameux muffins de Denise, particulièrement appréciés dans les sacs à lunch préparés à L’Ange-Gardien.

Enfin, pour celles et ceux qui ont encore envie de mettre leurs chaussures de marche, nous vous ferons découvrir le Domaine de Maizerets, un magnifique endroit pour prolonger le plaisir de marcher cet automne.

Des chiffres, des rencontres, des regards différents, une bonne recette et une nouvelle destination à découvrir : bienvenue dans les coulisses du Chemin!.


Vivre le Québec au rythme de la marche

Carla PescadorRetour sur l’édition 2026
Carla Pescador

L’édition 2026 en quelques chiffres
Cette année, 100 personnes — 74 femmes et 26 hommes — ont pris part au Chemin des Sanctuaires. L’âge moyen était de 63 ans : notre doyenne avait 81 ans, tandis que la plus jeune participante en avait 35.

Parmi ces 100 personnes, 60 ont parcouru le Chemin dans son intégralité, tandis que 40 ont choisi un demi-parcours, se partageant ainsi l’équivalent de 20 parcours complets. Ensemble, les marcheuses et les marcheurs ont cumulé plus de 29 000 kilomètres à pied sur les routes du Québec.

Si la majorité venait du Québec, le Chemin des Sanctuaires a également accueilli des personnes de l’Ontario, du Nouveau-Brunswick et de l’Alberta, ainsi que des États-Unis, de la France et de l’Allemagne. Une belle diversité d’origines réunie autour d’une même envie : vivre le Québec au rythme de la marche.

Enfin, six personnes ont dû interrompre leur parcours en cours de route. Une randonnée de longue durée demeure une aventure exigeante, et chaque kilomètre parcouru fait partie du chemin accompli.

Au terme de cette 28e édition du Chemin des Sanctuaires, nous tenons à remercier chaleureusement toutes les personnes qui contribuent, année après année, à faire vivre cette belle aventure : les équipes d’hébergement et des haltes, qui collaborent avec dévouement à la réalisation du Chemin, ainsi que toutes celles et tous ceux qui choisissent de prendre la route avec nous. Sans cet intérêt pour la randonnée de longue durée, le Chemin des Sanctuaires ne pourrait tout simplement pas exister. Un grand merci également aux personnes qui ont pris le temps de répondre à notre sondage.

À la lumière des réponses reçues, représentant 36 % des personnes participantes, ainsi que des témoignages recueillis directement à L’Ange-Gardien, nous pouvons affirmer que l’édition 2026 a été un véritable succès.

Une organisation qui met tout en oeuvre pour faire découvrir de petits trésors du Québec; le privilège d’une formule « tout inclus » à un prix très abordable; le plaisir de côtoyer le Saint-Laurent sur une bonne partie du parcours; la grande générosité des personnes qui nous hébergent et qui se dévouent pour le bien-être de chacun; l’accueil chaleureux dans les haltes, le temps d’une pause autour d’un morceau de sucre d’érable ou de quelques fraises cueillies le matin même... Voilà quelques-uns des petits et grands moments qui font la richesse de cette expérience.

C’est tout cela, et bien plus encore, qui fait le Chemin des Sanctuaires.

Une randonnée de longue durée se vit un pas à la fois, et de façon unique pour chaque personne qui l’entreprend. L’expérience appartient d’abord au marcheur : son regard, ses rencontres, ses défis et ce qu’il vient chercher sur le Chemin façonnent en grande partie ce qu’il en retiendra.

De son côté, l’équipe de bénévoles qui oeuvre derrière le Chemin des Sanctuaires est déjà au travail pour préparer l’édition 2027. Les commentaires et suggestions reçus seront précieux pour continuer d’améliorer ce qui peut l’être, tout en préservant ce qui fait la richesse et la singularité du Chemin.


Portrait de Marie-Josée et Pierre

Véronique CapelPortrait - Hébergeurs du Chemin des Sanctuaires
Par Véronique Capel et Pierre Turcotte

Discussion entre Marie-Josée (M-J), propriétaire de l’hébergement, Pierre (P), son conjoint et complice, et deux membres du conseil d’administration du Chemin des Sanctuaires (CDS).

CDS : Cela fait maintenant deux fois que nous avons, l’un et l’autre, l’occasion d’être reçus chez vous. Merci de nous accorder encore quelques minutes de votre précieux temps pour nous permettre d’en savoir un peu plus sur votre expérience d’hébergeurs du Chemin des Sanctuaires, maintenant pour une quatrième saison.

Marie-Josée, comment es-tu devenue hébergeuse pour le Chemin des Sanctuaires? Quel concours de circonstances t’a menée jusqu’à nous?

M-J : Ce qui est arrivé, c’est qu’une dame qui venait porter ses poules chez moi pour l’hiver a trouvé ma maison de son goût. Elle aimait ça et elle a invité sa mère à venir avec elle pour voir la maison en lui disant : « Tu vas aimer la maison, elle a le même style que la tienne. »

Quand sa mère a vu les lieux, elle a dit : « C’est tellement beau! » Puis elle m’a demandé : « Voudrais-tu être hébergeuse pour le Chemin des Sanctuaires? »

CDS : Et elle était qui pour le Chemin des Sanctuaires?

M-J : C’était elle qui recevait les marcheurs à Champlain depuis des années. Comme son mari était tombé malade, elle ne pouvait plus continuer et elle m’a demandé si cela m’intéressait.

Sur le coup, je ne savais pas trop quoi lui répondre. Mais comme j’ai toujours rêvé d’avoir un gîte, j’ai repensé à ce que je faisais pendant mes vacances dans Charlevoix. J’allais partout, j’essayais plusieurs endroits et, déjà, j’allais un peu « espionner » ce qui se faisait dans les gîtes pour me donner des idées.

En réalisant ça, je me suis dit : « OK! » J’ai donc demandé à cette dame de m’expliquer en quoi cela consistait. J’ai ensuite contacté un membre de votre équipe — très gentil, en passant! — qui est venu ici, et depuis, je vous reçois pour la quatrième saison.

Et j’aime vraiment ça. Chaque année, j’essaie d’améliorer un peu mon accueil. J’ai d’abord ajouté de l’eau à la disposition des marcheurs qui arrivaient avant que Pierre ou moi rentrions de notre journée de travail. Puis, l’année suivante, j’ai ajouté le nécessaire dans la salle de bain pour que vous puissiez faire un bain de pieds si vous en aviez envie. J’ai aussi ajouté de petits jeux de société à l’étage. Il y a des choses que je change et que j’améliore. Ça évolue au fil des ans.

CDS : Et donc, tu te vois faire ça pendant combien de temps? Au moins 30 ans?

M-J : Je vais suivre Madame Bonin!

CDS : Oui, mais si elle arrête, on ne voudrait surtout pas que tu la suives!

M-J : Moi, je me vois faire ça encore plusieurs années. Je pense continuer tant qu’il n’y aura pas une raison ou une obligation qui m’empêche de le faire.

Mais des fois, je me suis dit que, comme il faut faire deux kilomètres et demi depuis l’embranchement pour venir jusqu’ici, ça pourrait nuire et ne pas plaire à tout le monde. Je me suis dit que si vous trouviez un endroit plus près de votre chemin, vous aimeriez peut-être changer.

CDS : Tu n’as pas vraiment à t’inquiéter de ça. Quand on voit la satisfaction des marcheurs et qu’on a un hébergement qui leur plaît, on n’a aucune envie d’en changer. C’est déjà difficile de trouver de bons hébergements; quand on en a un qui nous convient, on fait plutôt tout pour le garder!

Ce sont davantage les obligations que cela vous impose qui pourraient, un jour, vous faire changer d’avis. Par exemple, si vous voulez partir en vacances en juin, ce n’est pas vraiment possible.

P : C’est un engagement de trois semaines.

M-J : Mais moi, je trouve ça tellement valorisant. C’est tellement le fun!

Premièrement, c’est immanquable : quand le groupe de quatre personnes entre dans ma maison, la réaction des gens est tellement gratifiante. Ils sont en admiration devant tout le travail que j’ai fait pour rénover cette maison. La décoration est faite de vieux objets ramassés çà et là et qui rappellent notre histoire du Québec. J’aime tout ce qui est patrimonial. Ça ne peut peut-être pas plaire à tout le monde, mais de voir la réaction des gens, c’est : « Wow! »

C’est valorisant et on fait de belles rencontres. Il y en a qui me laissent leur numéro de téléphone et qui me demandent de les contacter.

Tu sais, quand on dit qu’un village peut éduquer un enfant, eh bien, avec un groupe comme ça, on peut tous s’entraider et se donner des idées. Moi, par exemple, je fais de la courtepointe. À un moment donné, des dames qui faisaient la marche des Sanctuaires sont venues ici et elles étaient elles aussi adeptes de courtepointe. Elles m’ont donné des adresses pour acheter mon tissu et je n’en revenais pas! D’autres m’ont dit : « Va voir à telle place. » On partage comme ça à propos de toutes sortes de choses.

Il y a aussi des gens qui nous amènent à réfléchir sur nous-mêmes. Tu te dis : « Ouais, c’est beau, la marche des Sanctuaires », parce qu’on voit des gens qui cheminent aussi dans leurs pensées. De les entendre me fait évoluer. J’écoute le vécu des gens et ça m’aide moi aussi à réfléchir.

P : La marche leur fait du bien, mais tu vois, l’autre jour, cette dame-là, c’était de te rencontrer, toi, qui lui avait fait du bien. Elle a réalisé des choses sur elle-même.

Elle a compris qu’elle ne prenait aucune initiative parce qu’elle avait quelqu’un qui faisait les choses à sa place plutôt que de lui apprendre à les faire elle-même. Et en voyant de quoi tu es capable, elle a eu envie de devenir plus indépendante, comme toi.

CDS : Nous voulions justement vous parler de l’organisation nécessaire pour recevoir quatre personnes chaque jour. L’entretien ménager, les repas… tout cela s’ajoute quand même à votre journée de travail. Comment vivez-vous cette charge? Est-ce que c’est lourd ou difficile?

M-J : Non. Moi, pour vrai, je ne trouve pas ça lourd.

La seule affaire qui, des fois, m’angoisse, c’est quand j’arrive à 14 h 20. J’ai toujours peur que les gens pensent que je ne veux pas les faire entrer.

Il faut savoir que, quand je pars le matin, les marcheurs de la veille ne sont généralement pas encore partis. Des fois, ils dorment encore; d’autres fois, ils déjeunent. C’est très rare que les gens partent avant moi.

Alors, quand je reviens, je découvre dans quel état est la maison. Je me dépêche d’aller voir les lits en haut, je passe rapidement la balayeuse, ensuite je fais la même chose en bas, je vérifie s’il reste de la vaisselle, je débarrasse la table du petit-déjeuner, je pars un lavage si nécessaire…

C’est ce petit bout-là qui me stresse, parce que je sais que vous attendez dehors. Et pourtant, à date, les gens me disent tous : « Pressez-vous pas! » Il n’y a jamais personne qui s’est plaint. On dirait que c’est moi qui me mets ça sur le dos.

CDS : Nous comprenons très bien que notre seule présence puisse ajouter une pression inutile. Réfléchis-y et n’hésite surtout pas à nous le dire. Il suffirait que nous indiquions clairement aux marcheurs :

« À votre arrivée à l’hébergement, vous pouvez profiter du confort de la galerie, mais l’accès à la maison ne sera possible qu’après 16 h, sur invitation de votre hébergeur. »

Comme ça, tout le monde le sait à l’avance et tes conditions d’accueil sont claires.

P : Pour répondre à la question à propos de la charge que ça représente, nous autres, on fonctionne très bien ensemble. On se partage les tâches. Pendant que je mets la nappe et le couvert, ma blonde fait autre chose. S’il le faut, je fais des courses sur la route en revenant du travail.

P et M-J, en chœur : On est un team!

CDS : Si demain vous ne pouviez plus vous occuper de l’hébergement et que tu devais convaincre quelqu’un de prendre votre relève, Marie-Josée, qu’est-ce que tu lui dirais?

Quels sont les avantages, les contraintes? Quel portrait lui ferais-tu du rôle d’hébergeur?

M-J : Bon, c’est certain, ça reste les mêmes choses. Je lui dirais : « C’est plaisant de recevoir des gens. C’est diversifié, c’est enrichissant, ce sont des rencontres. »

Il y a aussi des trucs à connaître. Par exemple, il faut avoir du papier journal en masse! Il faut être capable d’offrir des repas et de se virer rapidement en fonction des besoins, comme lorsqu’on reçoit quelqu’un qui est intolérant au gluten.

Je dirais à la personne qu’il faut être très polyvalente, être ouverte d’esprit, peut-être parler un peu anglais et, surtout, qu’il faut accepter d’avoir des inconnus dans ta maison.

CDS : Merci beaucoup à vous deux pour votre générosité. À toi, Marie-Josée, de nous ouvrir ta belle maison et d’y accueillir les marcheurs avec autant d’enthousiasme, et à toi, Pierre, d’être son complice dans cette aventure et de contribuer toi aussi, au quotidien, à leur accueil.

Une fois de plus, vous nous gâtez en nous recevant chez vous et nous l’apprécions énormément.


À chacun son Chemin
Nathalie, Sébastien, Christine et Marvin fêtent la joie du Chemin parcouru :)

Bertrand DubuisÀ chacun son Chemin
Bertrand Dubuis

Ils ont été 100 à prendre le départ du Chemin des Sanctuaires en 2026.

Certains y ont vécu de grands moments de bonheur et de partage. D’autres ont trouvé le défi plus exigeant qu’ils ne l’avaient imaginé. Quelques personnes ont dû interrompre leur parcours avant l’arrivée. Et, au-delà des kilomètres parcourus, chacun est reparti avec sa propre expérience, ses souvenirs, ses découvertes… et parfois aussi ses questionnements.

Comme nous aimons le dire : à chacun son Chemin.

Parmi les témoignages reçus cette année, celui de Georges, un pèlerin français habitué aux chemins de pèlerinage européens, nous a particulièrement interpellés. Son regard sur le Chemin des Sanctuaires est à la fois personnel, critique et nourri par son expérience d’autres chemins.

Nous avons choisi de partager avec vous son message, sans en gommer les critiques, ainsi que la réponse que nous lui avons adressée. Parce qu’un Chemin, c’est aussi cela : des expériences différentes, des points de vue qui se rencontrent et des réflexions qui nous permettent de continuer à évoluer.

Le regard de Georges sur son Chemin des Sanctuaires 2026.

Bonjour,
Tout d'abord je souhaite vous remercier pour tout le travail que vous avez effectués pour la mise en place de ce parcours. J'ai été très touché par le sérieux et la recherche de confort que vous nous proposer. Comme j'aime le dire à mes amis.es "si je ne l'avais pas fait, il me manquerais quelque chose. C'est une expérience unique".

J'ai eu connaissance de ce parcours de marche dans une newsletter d'une association de Compostelle qui propose différents pèlerinages. C'est là où ça se complique, en effet je n'ai pas vécu une expérience de pèlerin, mais une expérience de marcheur. Concernant les différents hébergement : rien à redire, c'est pour cette raison que j'ai répondu n'importe quoi à l'évaluation que vous proposés. J'ai vécu ce parcours comme un pèlerin et non comme un touriste. Un pèlerin que ce soit dans la vie et donc sur le sentier des sanctuaires : congratule, remercie, s'adapte, aide, alors qu'un touriste exige, demande, juge, compare, se fait servir . Et votre formulaire pousse à avoir cet état d'esprit. (D'ailleurs mes compagnons de route, au demeurant des personnes très sympathique et bienveillante, ne manquaient pas de comparer, juger). Que l'on dorme dans une salle commune, dans un sous-sol, sur un matelas pneumatique ou dans une chambre individuelle dans une maison cossue, ce n'est pas important, c'est l'aventure d'un pèlerin.

Le lendemain il faut reprendre la route. Oui j'ai bien dit la route et non pas un chemin ou un sentier. Ce n'est ni un sentier, ni un chemin, mais c'est de la route en permanence, 380 kilomètres sur le macadam, le bitume, l'asphalte. Jamais de repos, toujours sur le qui-vive, c'est 3 000 à 4 000 engins motorisés que nous croisons chaque jour. Ces conditions de marche sont stressante, bruyante, épouvantable. Et pour cette raison je ne le recommande pas.

La formule que vous proposez ne porte en soi aucun cheminement, mais un parcours à effectuer, quel qu'en soit le prix, si on fatigue ou une blessure mineur, pas de possibilité de se reposer ou alors prendre un taxi pour aller dormir sur le lieux d'hébergement suivant. Et pour cette raison je ne le recommande pas.

Enfin un cheminement est fait d'une multitude de rencontres, pas seulement 3 personnes et là encore c'est complétement cloisonné, aucune possibilité de cheminer avec d'autres (sinon tu dors dehors) Et pour cette raison je ne le recommande pas.

Je transmettrai ce message à l'association Compostelle pour qu'elle apparaisse sur leur newsletter.

Cordialement
Georges

--- Notre réponse à Georges ---

Bonjour Georges,
Merci d'avoir pris le temps de nous écrire et d'avoir partagé votre expérience avec autant de franchise.

Votre message nous est précieux, car il nous permet de voir le Chemin des Sanctuaires à travers le regard d'un pèlerin français ayant une solide culture des chemins de pèlerinage européens. Ce regard extérieur est toujours enrichissant et nous aide à réfléchir à ce que nous proposons.

Nous retenons particulièrement votre distinction entre le pèlerin et le touriste. C'est une réflexion qui mérite d'être entendue et qui nous rappelle que l'esprit dans lequel chacun entreprend cette marche est probablement aussi important que le parcours lui-même.

Vous soulignez également plusieurs limites du Chemin : la prédominance des routes asphaltées, la proximité de la circulation, les étapes imposées par les lieux d'hébergement et les possibilités limitées de marcher avec un grand nombre de personnes. Il s'agit effectivement de caractéristiques de notre parcours avec lesquelles nous devons composer. La géographie du Québec, sa faible densité de population ainsi que l'absence d'un vaste réseau de sentiers et d'hébergements destinés aux pèlerins nous obligent à composer avec une réalité bien différente de celle des grands chemins européens.

Malgré cela, notre expérience depuis plusieurs années nous montre que le Chemin répond à un véritable besoin au Québec. Toutes les éditions affichent complet, ce qui nous confirme que de nombreux marcheurs y trouvent ce qu'ils recherchent. Bien sûr, ce n'est pas le silence des grands sentiers ni l'expérience de Compostelle. C'est une autre proposition.

Pour beaucoup de participants, le bonheur ne réside pas uniquement dans le fait de marcher sur un sentier, mais aussi dans celui de parcourir le Québec à pied, de découvrir ses villages, ses paysages, son patrimoine religieux et humain, et surtout de vivre cette aventure avec quelques compagnons de route. Ces petits groupes favorisent souvent des échanges profonds et des liens d'amitié qui perdurent bien après la fin de la marche.

Le Chemin des Sanctuaires n'a pas vocation à reproduire les chemins européens. Il cherche plutôt à offrir une expérience de pèlerinage enracinée dans la réalité québécoise, avec ses particularités, ses contraintes, mais aussi ses richesses. Elle ne conviendra pas à tous, et votre témoignage illustre très bien qu'un marcheur habitué aux grands chemins de pèlerinage peut naturellement avoir des attentes différentes.

Merci encore d'avoir pris le temps de partager votre ressenti. Même lorsque les commentaires sont critiques, ils nous permettent de poursuivre notre réflexion et d'améliorer, lorsque cela est possible, l'expérience que nous proposons.

Si vous choisissez de partager votre témoignage dans la "newsletter" de l'association Compostelle, nous apprécierions que notre réponse puisse également l'accompagner afin que les lecteurs disposent des deux points de vue.

Nous vous souhaitons de poursuivre encore longtemps vos découvertes et vos chemins.

Bien cordialement,
L'équipe du Chemin des Sanctuaires

Les muffins de Denise

Bertrand DubuisLes muffins de Denise
Bertrand Dubuis

Denise est une femme dévouée, toujours souriante et très impliquée au sein de la paroisse de L’Ange-Gardien. Depuis de nombreuses années, elle contribue avec générosité à l’accueil des pèlerins du Chemin des Sanctuaires.

Chaque année, elle met aussi la main à la pâte — au sens propre! — en préparant de délicieux muffins qui se retrouvent dans les sacs à lunch remis aux marcheurs lors de leur passage à L’Ange-Gardien.

Cette année, ses muffins aux dattes ont particulièrement fait sensation et plusieurs marcheurs nous ont fait part de leur appréciation.

Nous avons donc pensé vous dévoiler l’un des petits secrets gourmands du Chemin. Pour vous remercier de votre intérêt et de votre fidélité envers le Chemin des Sanctuaires, Denise partage avec vous la recette de muffins "carrés aux dattes".

À vos fourneaux... et bonne dégustation!

Muffins carrés aux dattes
Ingrédients

  • Dattes
  • 250 ml (1 tasse) d’eau
  • 170 g (1 tasse) de dattes dénoyautées et hachées
  • 2,5 ml (1/2 c. à thé) de bicarbonate de soude
  • 75 g (1/3 tasse) de beurre non salé, coupé en dés
  • Crumble
  • 55 g (1/4 tasse) de cassonade
  • 55 g (1/4 tasse) de beurre non salé, ramolli
  • 50 g (1/2 tasse) de flocons d’avoine à cuisson rapide
  • 40 g (1/4 tasse) de farine tout usage non blanchie
  • Muffins
  • 150 g (1 tasse) de farine tout usage non blanchie
  • 50 g (1/2 tasse) de flocons d’avoine à cuisson rapide
  • 5 ml (1 c. à thé) de poudre à pâte
  • 2,5 ml (1/2 c à thé) de sel
  • 1 oeuf
  • 160 g (3/4 tasse) de cassonade

Préparation

Dattes
Placer la grille au centre du four. Préchauffer le four à 180 °C (350 °F). Chemiser un moule à muffins à 12 cavités de caissettes en silicone ou en papier.

Dans une petite casserole, porter à ébullition l’eau, la moitié des dattes (85 g/ 1/2 tasse) et le bicarbonate. Laisser mijoter à feu moyen en remuant fréquemment jusqu’à ce que les dattes commencent à se défaire. Retirer du feu.

À l’aide d’un pilon à pommes de terre, réduire les dattes en purée. Incorporer le beurre. Laisser tiédir le temps de faire le crumble.

Crumble
Dans un bol, mélanger tous les ingrédients du bout des doigts jusqu’à ce que le mélange soit tout juste humecté. Réserver.

Muffins
Dans un autre bol, mélanger la farine, les flocons d’avoine, la poudre à pâte et le sel.

Dans un troisième bol, fouetter l'oeuf avec la cassonade au batteur électrique jusqu’à ce que le mélange blanchisse, soit environ 3 minutes à basse vitesse. Incorporer les ingrédients secs en alternant avec le mélange de dattes. Incorporer le reste des dattes hachées. Répartir la pâte dans le moule. Répartir le crumble sur la pâte.

Cuire au four de 22 à 25 minutes ou jusqu’à ce qu’un cure-dents inséré au centre d’un muffin en ressorte propre. Laisser refroidir sur une grille. Les muffins se conservent 4 jours, sous cloche, à la température ambiante et peuvent être congelés.

Source: RicardoCuisine


Le Domaine de Maizerets

Anne-Hélène DussaultLe Domaine de Maizerets, en toute saison
Anne-Hélène Dussault

Après avoir profité de l’été et marché et encore marché…je vous propose de marcher encore ! En fait, je vous invite à venir découvrir le Domaine de Maizerets, que vous avez peut-être aperçu longeant le fleuve en quittant Québec vers l’Ange-Gardien. Il s’agit d’un espace de plein-air agrémenté de bâtiments historiques et fonctionnels dont certains datent de plus de 200 ans. Un lieu rempli d’histoire et de nature, à découvrir et à fréquenter en toute saison.

Autrefois appelé le domaine de la Canardière, ce lieu a changé de nom pour honorer un personnage ayant fréquenté les lieux au temps des guerres et des conquêtes ayant marqué la Nouvelle-France dans les années 1700. Phips et Wolfe y tentèrent des débarquements, les américains ont voulu conquérir les lieux, bref, de multiples événements historiques s’y sont déroulés. Heureusement, les Messieurs du Séminaire qui s’y étaient installés veillaient au grain afin de conserver l’architecture française et sa vocation de lieu de formation des jeunes.

Le Domaine de Maizerets

Si vous aimez observer et photographier les oiseaux, c’est le lieu à fréquenter. Plus de 200 espèces peuvent y être observées. Un arboretum exceptionnel agrémente aussi la promenade, ainsi qu’un labyrinthe de cèdre noir qui amuse grands et petits. Enfin, le ruisseau des moulins y coule avec plus ou moins de débit selon la saison. Gravissez seulement 47 marches et accédez à une vue 360 degrés qui permet de repérer des édifices connus bien au-delà du secteur de Limoilou.

Au printemps, les nouvelles pousses ornent les parterres parfois aménagés, parfois laissés volontairement à l’état sauvage. Les gens s’y promènent à pied, en vélo, en quadriporteur. Les familles profitent des installations conçues pour les plus jeunes. Et l’hiver venu, une patinoire ainsi que des pistes de ski de fond et de raquette font la joie des visiteurs. Ce parc vaut le détour, que vous soyez féru d’histoire ou seulement de plein air.

Je vous invite à consulter le site Internet du domaine pour plus d’information au https://www.domainemaizerets.com


Assemblé générale annuelle 2026

Assemblé générale annuelle 2026 à venir

En novembre prochain, le Chemin des Sanctuaires tiendra son assemblée générale annuelle (AGA). Ce rendez-vous important dans la vie de notre association sera l’occasion de présenter le bilan des activités de la dernière année ainsi que les états financiers, de procéder à l’élection du conseil d’administration et de permettre aux membres de participer aux décisions qui concernent l’avenir de l’organisation.

Tous les membres de l’association seront invités à y participer.

Les détails concernant la date, l’heure et le lieu de l’assemblée seront communiqués prochainement.


Archives

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