Partir sur le chemin, c'est vivre au gré des jours et de la nature. Vivre pendant des jours avec pour seul bagage un sac à dos contenant l'essentiel.
Le Chemin des Sanctuaires est un chemin de longue durée qui traverse la vallée du Saint-Laurent de Montréal à Sainte-Anne-de-Beaupré. Un itinéraire d'environ 365 km réparti en 18 étapes avec des lieux d'accueil et d'hébergement pour les marcheurs. Vous retrouvez dans cette page une présentation de chaque étape, les cartes des itinéraires et des informations utiles.


Le livre du Chemin des Sanctuaires vous invite à embarquer dans un voyage fascinant à travers l'histoire, la culture et les paysages du Québec. Agrémenté de cartes et de nombreuses photographies, ce livre est bien plus qu'un simple guide touristique, c'est une véritable immersion dans l'âme de cette magnifique région.
Chaque page dévoile des informations sur les lieux traversés, ainsi que des anecdotes sur les traditions, les événements marquants et les personnalités qui ont façonné l'identité québécoise. Des rives du fleuve Saint-Laurent en passant par les charmants villages et les trésors cachés de la province, le livre vous offre une découverte de ce parcours.
Le livre du Chemin des Sanctuaires présente le trajet et tout ce qu'il faut savoir pour bien s'y préparer, incluant des conseils pratiques sur l'équipement, l'habillement et la sécurité.
Téléchargez gratuitement l'édition 2026 du livre du Chemin des Sanctuaires
(En français - En anglais).
Merci de l'intérêt que vous portez à notre livre pour lequel nous recevons de très nombreux commentaires positifs.
Il a été prévu pour être facilement transférable aux personnes qui auraient de l'intérêt à connaître un peu plus le Chemin des Sanctuaires.
Vu que l'édition change chaque année pour adapter les informations et les prix à l'intérieur, le livre n'est pas disponible au format papier.
Par contre, vous pouvez facilement le faire imprimer et relier chez Bureau en Gros.
Une fois inscrit.e pour marcher sur le Chemin des Sanctuaires, nous mettons à votre disposition pour chaque étape du Chemin des Sanctuaires des cartes interactives consultables en ligne. En plus d'indiquer le trajet, elles contiennent des icônes vous indiquant où se situent eau, toilettes, épiceries, restaurants, etc. En cliquant sur ces icônes apparaîtra, une description plus détaillée. Ces cartes peuvent être agrandies (zoomées) pour en voir les détails et consultées directement sur votre téléphone cellulaire ou votre tablette.

Utiliser une carte interactive sur votre téléphone cellulaire vous permet de suivre l'itinéraire de votre parcours et de vous situer facilement sans avoir besoin de vous référer au guide puisque votre position, indiquée par une flèche ou un point vous indique en temps réel votre progression tout le long du trajet et vous assure de ne pas vous éloigner de l'itinéraire.
Une carte au format GPX, (GPS eXchange Format), c'est un format interactif utilisé par les GPS pouvant être consulté sur votre appareil mobile. C'est comme une carte papier sur laquelle on dessinerait notre itinéraire en traçant une ligne bleue et à laquelle on ajouterait différentes icônes pour indiquer des endroits importants à ne pas manquer.
L'application mobile vous géolocalise sur la trace, vous indique le dénivelé ou la distance qui restent à parcourir et vous avertit si vous vous éloignez de l'itinéraire prévu, comme ça il n'est plus possible de vous perdre. Cette action vous permet d'utiliser la carte en temps réel et de voir votre position sur le trajet.
Même avant de partir, vous pouvez utiliser les cartes pour consulter les trajets quotidiens, vérifier les endroits où se situent les épiceries pour vous ravitailler, trouver les haltes pour soulager un besoin pressant ;) ou prendre une pause.
Étape 1: de l'Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal à Longueuil - 21 km
Enfin le grand jour !
Vous vous êtes laissés tenter par cette folle aventure. Peut-être pour prendre du temps pour vous afin de mettre la planète sur pause. Ou encore, vous mettre en forme. Ou encore pour repousser vos limites. Rencontrer des gens, pourquoi pas ? Peu importe, vous y êtes !
Après des semaines de préparation, après avoir marché des kilomètres et des kilomètres, question d'être dans une forme optimale, vous y voilà ! Vous connaissez par coeur toutes les rues ceinturant votre demeure, vous pouvez repérer toutes les fissures des trottoirs et des chaussées par où vous êtes passés des centaines de fois. Vous connaissez presque les habitudes de vos voisins... Vous avez marché. Le matin. L'après-midi. Le soir. Au soleil. Sous la neige, sous la pluie, pas trop quand même. Avec pas de vent. Sans le sac à dos. Puis avec le sac à dos. Vide. Plein.
Étape 1: de l'Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal à Longueuil - 21 km
L'Oratoire Saint-Joseph vous apparaît ce matin comme un mirage tellement vous attendiez ce moment avec enthousiasme et avec, en prime, quelques papillons au ventre. Sur l'esplanade de l'Oratoire, vous jetterez un bref coup d'oeil au panorama qui s'offre à vous : les Laurentides auront beau jouer des hanches, vous n'aurez qu'une idée : marcher. Enfin !
L'Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal. © André Charron
Tout à fait réconfortant de partir de l'Oratoire puisqu'il s'agit de l'un des plus hauts points de la ville de Montréal. L'itinéraire de la journée prévoyant un passage par le fleuve Saint-Laurent (donc, niveau de la mer), la randonnée d'aujourd'hui se fera en grande partie sur une pente ... descendante !
Peu après le départ, vos pas vous mèneront au tout vert parc du Mont-Royal, avec ses joggeurs, ses cyclistes, ses randonneurs et ses poussettes de bébés ! Au chalet du Mont-Royal, deux incontournables : les toilettes et le magnifique panorama de la ville de Montréal à partir du belvédère Kondiaronk (chef Wendat au XVIIe siècle). Vos yeux pourront s'écarquiller du fleuve Saint-Laurent jusqu'aux Appalaches américaines !
Par la suite, vous pourrez choisir votre itinéraire.
Trois possibilités s'offrent à vous:
1. la navette fluviale dans le Vieux-Port qui vous mènera à quelques pas du centre-ville de Longueuil, plus romantique
2. le métro entre Montréal et Longueuil, plus urbain
3. le pont Jacques-Cartier qui vous conduira à Longueuil, plus...audacieux. À déconseiller si vous souffrez de vertiges et/ou êtes sensibles aux tremblements de la chaussée occasionnés par le passage de camions lourds !
Mais, vous avez le choix !
Navette fluviale sur le Saint-Laurent. © navettesfluviales.com
Vous voilà maintenant rendus à Longueuil. Vous pourrez vous arrêter à une terrasse de son charmant centre-ville afin de siroter ou un café, ou une bière, c'est selon. Pourquoi ne pas, prendre une bouchée et relaxer.
Par la suite, vous marcherez main dans la main avec la piste cyclable qui longe le fleuve et qui vous conduira au premier hébergement de votre périple.
Ben oui, déjà !
Le Pont Jacques-Cartier et le fleuve Saint-Laurent. © Pixup Dronestag
Étape 2: de Longueuil à Varennes - 15 km
Pour cette seconde étape, nous allons vous démontrer que nous prenons un soin méticuleux de notre clientèle marcheuse.
Peut-être que votre première journée de marche sur le Chemin fut difficile, peut-être avez-vous trouvé que votre sac à dos prenait du poids à tous les 100 mètres, peut-être que vos pieds sont endoloris ce matin.
Étape 2: de Longueuil à Varennes - 15 km
Croyez-nous, nous sommes sensibles à vos états d'âme et à l'état de vos jambes et de vos pieds. Conséquemment, nous vous offrons, et cela gracieusement, un parcours allégé de 14,5 kilomètres sur piste cyclable. Finis les vertiges du pont Jacques-Cartier ! En prime ? Une vue imprenable sur le majestueux Saint-Laurent. Que demander de plus ! Nous sommes convaincus que les automobilistes qui vous croiseront seront verts de jalousie. Tant pis pour eux !
Sans compter que vous traverserez la partie toute enchanteresse de la ville de Boucherville qui tire son nom de son fondateur Pierre Boucher, et qui fut, tour à tour, soldat, interprète, linguiste, écrivain, juge, gouverneur de Trois-Rivières, lieutenant civil et criminel, pionnier, défenseur et premier urbaniste. Bref, vous en conviendrez, un homme polyvalent. Tout de même.
Le parc de la Frayère où tout est prévu pour faire une pause. © Ville de Boucherville
Les restaurants de la ville et les haltes sur le bord du fleuve vous permettront de prendre quelques pauses, puisqu'aujourd'hui, rien ne presse. Vraiment rien.
Vous poursuivrez votre marche à travers champs, toujours sur une piste cyclable délaissant, un tant soit peu, le bord du fleuve.
Varennes, le fleuve Saint-Laurent et le Sanctuaire Sainte-Marguerite-D'Youville. © Ville de Varennes
Avant même que la fatigue ne se fasse sentir, Varennes se pointera le bout du nez. Vous rejoindrez rapidement le Sanctuaire Sainte-Marguerite-d'Youville où vous pourrez y passer la nuit. La deuxième bonne raison du pourquoi le Chemin des Sanctuaires se nomme ainsi.
Les vitraux que l'on retrouve à l'intérieur du sanctuaire ne sont pas que magnifiques. Ils sont...romantiques. © sanctuairesdufleuve.com
Étape 3: de Varennes à Verchères - 14 km
Presque à regret, vous quitterez la petite ville de Varennes et ses coquettes demeures de la rue Sainte-Anne. Mais, le Chemin ne fait que commencer et vous aurez l'opportunité de découvrir d'autres irrésistibles beautés du Québec.
Peu après votre départ du Sanctuaire, et comme à votre première journée, vous pourrez choisir parmi 3 options afin de déterminer quel sera votre trajet.
Étape 3: de Varennes à Verchères - 14 km
1. Trajet régulier : 13 kilomètres par la route 132. Treize kilomètres seulement ? Oui, il y a un piège. Le nombre de kilomètres est minimal (le plus court de tout le Chemin) mais vous aurez à traverser le quartier industriel de Varennes sur un accotement de gravelle ¾ en compagnie d'un intense achalandage de camions lourds. Bon. Ceci étant dit, vous pouvez tout de même envisager cette option si : 1. Vous avez apprécié votre passage sur le pont Jacques-Cartier 2. Vous marchez l'étape Varennes-Verchères un dimanche matin… avec un trafic du dimanche matin. Mais, une fois cette épreuve passée et après quelques kilomètres d'une tranquillité retrouvée, Verchères et sa Madeleine vous tendront les bras.
2. Option Baronnie : 15 kilomètres par le Chemin de la Baronnie. Vous délaisserez l'option 1 puisque vous aimez la vie et que vous vous dites, qu'au fond, un petit 2 kilomètres supplémentaire n'est pas la mer à boire. Doucement, les bungalows de banlieue feront place à de grands champs de culture. Comme par magie, le Chemin de la Baronnie se substituera en Rang des Terres Noires puis la Montée Calixa-Lavallée vous mènera à la jolie petite ville de Verchères.
3. Option Picardie : 18 kilomètres par le Rang de la Picardie. Vous avez la bottine légère et vous vous sentez d'attaque ? Le Rang de la Picardie n'attendra que le résonnement de vos bâtons de marche et votre ombre s'allongeant sur le chemin. De toute façon, vous rejoindrez éventuellement le parcours de l'option 2 avec son Chemin de la Baronnie, son Rang des Terres Noires et sa Montée Calixa-Lavallée.
Au sujet de Calixa Lavallée, vous savez sûrement qu'il a composé la mélodie de l'Ô Canada et qu'il est né le 28 décembre 1842 à Verchères. Ça, vous le savez. Mais, saviez-vous que son prénom de baptême était Callixte ? Vous pourrez dire à tous vos amis que vous l'avez appris dans le Guide du Chemin des Sanctuaires.
Verchères. © Ricardo Ruiz Photography
Étape 4 : de Verchères à Saint-Ours - 26 km
Lorsque vous quitterez Verchères, et que vous jetterez un coup d'oeil par-dessus votre épaule, vous verrez probablement Madeleine vous envoyer la main et vous souhaiter la meilleure des chances pour la poursuite de votre Chemin. La légende dit qu'à peine âgée de 14 ans, elle défendit le fort de Verchères abritant une dizaine de familles, et ce, pendant 8 jours... Bon. Pourquoi pas.
Étape 4 : de Verchères à Saint-Ours - 25 km
Aujourd'hui, la réalité du Chemin vous rattrapera avec une sérieuse journée de 25 kilomètres. Mais, pas de souci comme disent si bien nos petits cousins puisque les deux dernières étapes vous ont servi d'entraînement et que vous serez fins prêts pour avaler ces kilomètres avec détermination.
D'autant plus que le tracé empruntera différents rangs en zone agricole. Donc, des champs à perte de vue pour laisser le ciel prendre toute la place.
Chemin faisant, vous croiserez souvent des animaux de ferme : chiens, chats, chevaux, porcs, poules, ânes, chèvres, dindes, moutons et vaches. Au sujet des vaches, ne soyez pas susceptibles si elles vous dévisagent longuement. Pauvres elles, leur vision nécessite une longue mise au point pour les éléments lointains fixes. Et vu que vous serez en déplacement...
Sur le parcours aujourd'hui, de nombreuses haltes vous seront offertes. Des gens auront mis à votre disposition à qui, un banc, des chaises et une table, un abri gazebo. Des femmes et des hommes qui tiennent à la réussite de votre projet et qui, souvent, prendront le temps de vous accueillir et de discuter avec vous. Des personnes avec un coeur gros comme le sac que vous portez sur le dos ! Prenez le temps de vous arrêter et d'apprécier le dévouement de ces personnes. Oui, vous arriverez 30, 35 minutes plus tard au prochain hébergement, mais, vous repartirez de la halte, comblés de tant de générosité et avec un soupçon de bonheur dans le regard.
Rang du Ruisseau Laprade.
L'étape d'aujourd'hui se terminera par une croisière sur la rivière Richelieu entre Saint-Roch-de-Richelieu et Saint-Ours. Mais, attention ! ne courez pas chercher vos Gravol puisque ladite croisière sera d'une durée de 3 minutes (0,3 km). Même pas le temps d'un tout léger haut-le-coeur.
Vous serez tout de même bénis du ciel puisqu'au sortir du traversier, vous ne serez qu'à quelques pas de votre hébergement.
Traverse Saint Roch de Richelieu & Saint Ours.
Étape 5 : de Saint-Ours à Saint-Aimé - 24 km
Après vous être fait dorloter à votre arrivée à l'hébergement hier et avoir passé une belle et bonne nuit, vous péterez la forme pour les 24 kilomètres qui vous attendent aujourd'hui.
Étape 5 : de Saint-Ours à Saint-Aimé - 24 km
Chaque pas que vous ferez sur le parcours jusqu'à Saint-Aimé vous éloignera tout doucement et un peu plus du Saint-Laurent. Mais, n'ayez crainte : nous connaissons votre attachement à ce géant et vous retrouverez le fleuve au cours des prochains jours.
Aujourd'hui, le tracé vous fera passer par de petites routes campagnardes tranquilles avec des champs cultivés à perte de vue. Des terres qui nourrissent le Québec.
Après quatre jours de randonnée, la routine se sera installée tout doucement : lever, un peu de toilette, puis, préparation pour le départ. Vous saurez désormais où placer chaque chose dans votre sac à dos question d'y avoir facilement accès en cours de route, si besoin il y a. Puis, vous prendrez une bouchée afin de fournir l'énergie nécessaire à la machine afin qu'elle puisse répondre aux exigences de la route : une banane, un peu de chocolat, quelques noix accompagnés de fruits séchés, une orange peut-être. Rien de trop lourd. Surtout pas.
Puis, vous placerez votre sac à dos sur vos épaules. Réaction immédiate de vos jambes : » Pas encore ce matin ! Tu ne m'avais pas dit que nous prenions des vacances ? Non, ça ne marche plus ! » Bon. N'en tenez pas compte. Laissez-les s'exprimer. Tôt ou tard, elles réaliseront que vous ne les écoutez plus et que vous tenez à atteindre l'objectif que vous vous êtes fixé.
Boîte à malle (Boîte aux lettres). © Pierre Turcotte
À mi-chemin vers Saint-Aimé, vous croiserez le petit village au nom très inspirant de Ste-Victoire-de-Sorel. Comme une petite tape dans le dos. Vous en profiterez pour effectuer un petit arrêt; à votre gauche, tout juste à la sortie du village, se trouvera le parc Armand-Péloquin (maire de la municipalité 1969-1983).
Marcheuses. © Marie-André Richard
Au sortir de Ste-Victoire-de-Sorel, la route 239 vous mènera directement à Saint-Aimé croisant une fromagerie, question d'agrémenter votre marche.
Vous y voilà !
Étape 6: de Saint-Aimé à Pierreville - 26 km
En grande partie, pour le parcours d'aujourd'hui, vous retrouverez la compagnie d'un cours d'eau et, cette fois, ce privilège sera donné à la rivière Yamaska, appellation autochtone qui signifie « là où il y a des joncs ». Et vous pourrez constater de visu que cette rivière porte bien son nom.
Étape 6: de Saint-Aimé à Saint-François-du-Lac - 26 km
Plus souvent qu'autrement, vous ne croiserez que la circulation locale dans cet environnement bucolique : des champs, des fermes, des fleurs, le chant des petits oiseaux, la Yamaska qui joue à cache-cache. Vous en oublierez le poids de votre sac à dos. Les vacances !
À mi-parcours, la petite ville de Yamaska; cela vous donnera l'occasion de faire le plein de tout ce qui sera vide et de faire le vide de tout ce qui sera plein.
Après la traversée du pont, la rivière continuera de jouer du coude à coude en votre compagnie mais elle abdiquera finalement puisque vous emprunterez un petit rang qui lui sera perpendiculaire.
La Rivière Yamaska. © Marie-André Richard
Le rang du Bois-de-Maska constitue un secret bien gardé du Chemin mais, nous tenons tout de même à vous le partager. Quelques kilomètres après avoir laissé la Yamaska et avoir côtoyé les champs, subtilement, doucement, vous verrez les arbres recouvrir la route, vous envelopper de leurs branches afin de vous faire entrer dans leur forêt enchantée. L'impression que le ciel s'est absenté momentanément et que la route ferme ses volets devant vous. Plus de doutes maintenant : voilà une autre bonne raison pour laquelle vous vous serez engagés sur ce Chemin.
Oui, oui, vous pourrez en faire part à vos amis !
Le Rang du Bois-de-Maska. © Marie-André Richard
Afin de vous faire descendre de votre nuage tout en douceur, vous rejoindrez le rang de la Grande-Terre tout au bout du rang du Bois-de-la-Maska. Puis, graduellement, la campagnarde municipalité de Saint-François-du-Lac vous conduira à votre destination finale aujourd'hui, Pierreville (qui, en fait, n'est pas une ville, mais une municipalité. Mais, vous conviendrez que le nom de Pierremunicipalité ne cote pas très haut au niveau de la sonorité esthétique). À ajouter à la liste de cours d'eau de votre Chemin des Sanctuaires : la rivière Saint-François, entre St-François-du-Lac et Pierreville, que vous enjamberez via le pont David-Laperrière (1868-1932. Marchand général et constructeur de bateaux de Pierreville).
Étape 7: de Pierreville à Baie-du-Febvre - 15 km
Étape 7: de Pierreville à Baie-du-Febvre - 19 km
Lorsque vous quitterez Pierreville vous croiserez la communauté abénaquise d'Odanak (signifiant "au village". À l'origine, cet emplacement portait le joli nom d'Arsikantegouk, "rivière à la cabane vide"). Question d'éviter l'achalandage quelque peu intense de la route 132, vous serez invités à retrouver le calme apaisant du Rang Sainte-Anne, de la Route de la Grande Ligne, du Chemin Brûlé et du Rang Saint-Joseph.
Le calme apaisant des petits rangs. © Marie-André Richard
Une halte avec chaises et gazebo vous donnera un répit afin de reprendre votre souffle quelques centaines de mètres après avoir emprunté le Chemin du Pays Brûlé. Le sens du nom de ce chemin peut sembler évident, mais la Commission de toponymie ne peut en déterminer ni l'origine ni la signification.
De la compagnie à la halte. © Marie-André Richard
Depuis votre départ et, exception faite du parcours sur l'île de Montréal, vous aurez sûrement remarqué que le parcours du Chemin des Sanctuaires se trouve sur un relief particulièrement plat. Une heureuse exception vous sera offerte à la toute fin du trajet d'aujourd'hui puisque la destination finale se trouvera tout au bas d'une pente. À votre gauche, vous pourrez d'ailleurs y trouver un petit parc municipal avec gazebo (encore!).
Étape 8: de Baie-du-Febvre à Nicolet - 19 km
La toute petite municipalité de Baie-du-Febvre tient sa renommée du fait qu'elle constitue un point d'arrêt pour les oies blanches (sauvagines) qui transitent vers la terre de Baffin tout au nord du Québec. Ce site est reconnu comme un site de la Biosphère par l'UNESCO. Chaque année, de mars à mai, près de 500 000 oies blanches migrent vers leur lieu de nidification, un long périple d'environ 5 000 km.
Les oies blanches à Baie-du-Febvre. © André Falardeau
Pour vous aujourd'hui, un très raisonnable 19 kilomètres vous sera proposé au cours duquel vous pourrez effectuer le nombre d'arrêts qui vous enchantera. Et puisque vous aurez bien aimé le Chemin du Pays Brûlé hier, vous poursuivrez donc aujourd'hui sur la même voie.
Le calme sécurisant du paysage champêtre. © Marie-André Richard
Vous retrouverez le calme sécurisant du paysage champêtre dans lequel vous évoluez depuis quelques jours. Aucun changement de décor même si le Chemin du Pays Brûlé se transforme en Rang Saint-Alexis si ce n'est que pour mieux vous introduire à la ville de Nicolet et à sa rivière au même nom, bien sûr.
Étape 8: de Baie-du-Febvre à Nicolet - 19 km
La ville, fondée en 1672, tire son nom de Jean Nicolet ou Nicollet de Belleborne, un bon copain de Samuel de Champlain avec qui il est parti de Normandie pour la grande aventure en Nouvelle-France. Par la suite, Nicollet s'est rendu explorer la région des Grands Lacs jusqu'au Wisconsin. Il mourra tragiquement dans le Saint-Laurent près de Sillery. Triste.
Après un repos bien mérité à l'hébergement et une fois que vos jambes auront repris leurs esprits, la petite ville de Nicolet vous offre une visite au musée des Cultures du Monde et à sa boutique Manu Factum. En plus de l'exposition permanente, le musée présente différentes expositions temporaires; lors de votre passage, il s'agira de La poutine, une culture à toutes les sauces, une exposition très riche en gra...vures et présentations de toutes sortes. À déguster !
Étape 9: de Nicolet au Cap-de-la-Madeleine (en 2 parties) - 24 km
Aujourd'hui, dernière étape du trajet de mi-parcours Montréal – Cap-de-la-Madeleine. Une journée toute particulière puisqu'elle se fera en trois parties :
1. Nicolet jusqu'au pont Laviolette
2. Traversée du pont Laviolette jusqu'à Trois-Rivières par taxi
3. Trois-Rivières jusqu'au Cap-de-la-Madeleine.
Étape 9: de Nicolet au Cap-de-la-Madeleine (en 2 parties) - 24 km
Peu après le départ ce matin, vous rejoindrez les rives de la rivière Nicolet et franchirez la « banlieue » de Nicolet. À votre gauche et tout juste en face de l'hôtel Montfort se trouvera la halte Josaphat-Duhaime (arboriculteur-pépiniériste de Nicolet) donnant accès à la rivière. Un emplacement tout joli où vous pourrez en profiter pour avaler les dernières bouchées de votre petit déjeuner, rattacher les lacets de vos bottines, reprendre votre souffle ou juste admirer le paysage qui vous est offert comme un cadeau.
Les belles demeures riveraines se succéderont et, peu de temps après avoir délaissé la rivière Nicolet, vous croiserez le Parc Écomaritime de l'Anse-du-Port, un site privilégié pour l'observation de la faune et de la flore régionale, aménagé avec une passerelle pour vous en faciliter l'accès.
Vous voilà sur le Chemin du Fleuve. Si la route se dénomme ainsi ce doit être le signe que… ben oui, après quelques clins d'oeil complices, le Saint-Laurent finira par embrasser votre regard.
Sur le Chemin du Fleuve. © Pierre Turcotte
Par la suite, les habitations cossues joueront au saute-mouton avec les chalets rénovés et hivernisés, chacun se faufilant pour bénéficier de l'accès au fleuve. Au fur et à mesure que vous vous rapprocherez de l'autoroute 55 et du pont Laviolette qui vous mèneront à Trois-Rivières, la civilisation tapageuse et envahissante vous rattrapera.
Mais dites-vous bien que ce ne sera qu'une étape transitoire : un taxi (payant) vous conduira de l'autre côté du pont, au centre de la ville de Trois-Rivières.
Non, pas de pont à traverser à pied cette fois-ci ni de vertiges à vous entrechoquer les genoux. D'autant plus que le pont Laviolette (Trois-Rivières) (106,6 mètres – 349 pieds) grafigne le ciel d'un peu plus près que le pont Jacques-Cartier (Montréal) (104 mètres – 341 pieds). Même si, dans un élan audacieux, vous voudriez franchir le pont Laviolette à pied, vous ne pourriez pas vous exécuter puisqu'il n'y a pas de trottoir sur le pont pour ce faire. Vraiment désolé.
Le Pont Laviolette. © Andéanne Lemire, Radio Canada
Après plus d'une semaine à marcher, il est tout à fait normal que ça vous fasse un peu bizarre de monter dans un véhicule (taxi) et de voir le décor défiler sous vos yeux alors que vos jambes seront immobiles. N'ayez crainte, ce ne sera que de courte durée : 7 kilomètres, une dizaine de minutes. Vos jambes ne vous en voudront pas.
Vous voilà rendus à Trois-Rivières. Deuxième ville francophone fondée en Amérique du Nord (1634), dotée d'un bagage historique imposant affiché par le décor et l'architecture de son centre-ville. L'offre de découvertes se voudra imposante : le Musée des Ursulines, la Vieille prison, le Musée Pop ! et nombre d'autres opportunités. Prenez le temps : oui, oui, vous serez en vacances !
À peine le temps d'arpenter les charmantes rues de Trois-Rivières, vous vous retrouverez sur le sentier qui longe et qui donne une vue imprenable sur la rivière Saint-Maurice. Vous y côtoierez les joggeurs, les cyclistes et les poussettes de bébés comme... comme au parc du Mont-Royal à Montréal. Il vous semblera que c'était hier... et aussi, comme si ça faisait une éternité. Que de chemin parcouru ! Que de pas !
Trois-Rivières. © Ville de Trois-Rivières
Le temps passe par le trou de l'aiguille des heures. (Jules Renard)
Il ne vous restera que quelques kilomètres de marche après avoir traversé le pont entre Trois-Rivières et Cap-de-la-Madeleine.
Vous transpirerez de bonheur à votre arrivée à l'hébergement !
Étape 10: du Cap-de-la-Madeleine à Batiscan - 26 km
Aujourd'hui, vous aurez le plaisir et le privilège de marcher sur une portion du Chemin du Roy.
Le Chemin du Roy, c'est le frère siamois du fleuve Saint-Laurent, c'est la première voie carrossable de Nouvelle-France. Au tout début du XVIIIe siècle, aucun lien routier n'existait entre Montréal et Québec. En 1707, la décision fut prise de pallier à ce manque. Les travaux s'amorcèrent en 1731 pour être achevés en 1737 : 280 kilomètres de route sur 7,4 mètres de largeur traversant 37 seigneuries. Un chantier gigantesque ! Il constitue à l'époque la plus longue route aménagée au nord du Rio Grande. La première autoroute d'Amérique du Nord!
Étape 10: du Cap-de-la-Madeleine à Batiscan - 26 km
Accessible pendant les quatre saisons, le trajet Montréal-Québec pouvait être effectué en deux jours au galop des chevaux. Jusqu'à vingt-neuf relais seront aménagés afin de répondre aux besoins des voyageurs.
Parmi ceux-ci : Berthier, Trois-Rivières (arrêt pour la nuit) et Deschambault, où, paraît-il, le succulent porc à la patate et aux légumes de l'Auberge des Quatre pattes méritait un arrêt.
Le Chemin du Roy, c'est un peu notre Route de la Soie, notre Via Romana, notre Chemin de Compostelle, notre Route 66.
Il y a fort longtemps que les calèches, diligences et carrioles d'hiver de nos ancêtres ne fréquentent plus le Chemin du Roy mais, si, en marchant, vous portez un tant soit peu attention, vous pourrez sentir l'énergie des bâtisseurs de notre pays qui émane de ce territoire historique et peut-être aussi, entendre le pas des chevaux qui se sont fondus dans le paysage.
Le fleuve Saint-Laurent accompagnera votre marche aujourd'hui, jolie compagnie s'il en est une. De plus, quelques haltes ont été déposées sur le trajet jusqu'à votre destination dont celle au joli nom de la Halte de la Pointe-au-vent.
Le village de Champlain. © plusbeauxvillages.ca
Au village de Champlain, vous pourrez vous arrêter au quai ou encore, marcher quelques kilomètres de plus pour atteindre la halte Antoine-Desrosiers. De là, vous aurez à loisir de contempler le fleuve avec tous ses dégradés de bleu, à se demander où commence et finit le ciel; ses navires de marchandises qui viennent décharger leurs cargaisons à Montréal ou dans un port situé sur les Grands Lacs; imaginer ses mystérieux secrets enfouis au milieu de ses entrailles; et, aussi, ses incitations à notre égard pour nous déposer là, juste pour être là.
La campagne de Batiscan. © Bertrand Dubuis
Votre marche tirera presque à sa fin. Le temps de délaisser le fleuve pour entrer en ses terres pendant quelques kilomètres. Oui, ce sera une belle journée.
Étape 11: de Batiscan à Sainte-Anne-de-la-Pérade - 18 km
Le fleuve est un peu comme une compagne, un compagnon de vie. C'est en son absence que sa présence nous manque le plus. Mais, n'ayez crainte, il reviendra.
Étape 11: de Batiscan à Sainte-Anne-de-la-Pérade - 18 km
Après votre brève incartade dans la campagne environnante, voici à nouveau le fleuve, au bout de ce rang longiligne, tapant du pied et piaffant d'impatience.
Le village de Batiscan. © plusbeauxvillages.ca
Tout au long de cette étape, sur le tracé de la route 138, vous profiterez d'un vaste panorama sur ce fleuve majestueux qui vous accompagnera jusqu'au village de Batiscan.
Batiscan, un village paisible sur le bord du fleuve où le temps semble s'être arrêté. Il y règne une douceur tranquille qui vous fera sourire le coeur. La plus belle partie du village consiste en un ensemble de maisons villageoises situées sur un seul côté de la voie principale formant un alignement homogène faisant face au fleuve.
Assoyez-vous quelques instants sur les bancs près du quai pour regarder passer un bateau. Un petit moment qui restera gravé dans la mémoire de votre Chemin.
Regarder passer un bateau. © Pierre Turcotte
Après votre sortie du village et la traversée du pont de la rivière Batiscan, vous retrouverez rapidement le calme des routes campagnardes, et ce, jusqu'à l'entrée de Sainte-Anne-de-la-Pérade.
Pendant la saison hivernale, la municipalité de Sainte-Anne-de-la-Pérade se veut une destination touristique de choix pour la pêche aux petits poissons des chenaux, de décembre à mars. Chaque année, plus de 100 000 touristes viennent pratiquer la pêche sur la glace de la rivière Sainte-Anne dans l'une des 500 cabanes conçues spécialement pour cette activité.
La pêche y était déjà pratiquée il y a plus de 1 000 ans par les communautés autochtones; au XVIIe siècle, les premiers colons parlaient même du « poisson d'hiver ». Mais, ce n'est qu'en 1938 que la pêche aux petits poissons des chenaux redevint populaire auprès de la population locale. Avec les années, sa renommée deviendra internationale.
Une fois le pont de la rivière Sainte-Anne traversé, vous ferez face à l'église Sainte-Anne-de-la-Pérade et il ne vous restera que quelques dizaines de mètres à franchir avant l'arrivée à votre hébergement pour la nuit.
Étape 12: de Sainte-Anne-de-la-Pérade à Deschambault - 25 km
Ne vous laissez pas intimider par le nombre de kilomètres à marcher aujourd'hui. Ça peut sembler impressionnant mais vous serez prêts. Votre sac à dos sera bien ajusté sur vos épaules et sur vos hanches; vos bottines feront corps à vos pieds; vous aurez pris bien soin de tous vos petits bobos et tout ça constituera de l'histoire passée; votre corps sera bien rodé et prêt à avaler ces kilomètres.
Étape 12: de Sainte-Anne-de-la-Pérade à Deschambault - 26 km
D'autant plus, qu'encore aujourd'hui, vous serez choyés. Une autre fois, vous délaisserez le bord du fleuve mais lui continuera à vous suivre fidèlement pas tellement loin à votre droite. Quelques vergers agrémenteront votre chemin; dommage que ce ne soit pas la saison. Mais, si la région vous charme, vous pourrez toujours revenir en septembre. Par la suite, vous quitterez la région touristique de la Mauricie qui, elle, cédera sa place à la région de Québec. Samuel se rapprochera !
Au programme aujourd'hui : la municipalité de Deschambault-Grondines, deux entités ayant été réunies lors de la vague de fusions au Québec en 2002. Vous aurez l'opportunité de les croiser toutes les deux bien qu'elles soient distancées de 10 kilomètres.
Quelques kilomètres avant Grondines, le tracé établi bifurquera vers l'ouest afin de poursuivre sa route sur le Chemin du Faubourg dans un environnement plus intime et paisible. Bordant la rue, vous serez charmés par ses maisons à l'architecture typique du Québec et leurs galeries.
Belle demeure ancestrale. © Bertrand Dubuis
Et puis, cette petite rue oubliée du temps avec toute cette verdure : comment ne pas soupirer de bonheur en marchant sur ce chemin. Tout juste avant de croiser l'église, vous pourrez vous laisser tenter par un détour au quai de Grondines et, à une centaine de mètres de là, son moulin banal. Si ça vous dit, vous n'aurez qu'à suivre la Route du Quai... évidemment !
L'église de Grondines passée, les imposantes demeures ancestrales continueront d'opérer leur charme. Le chemin Sir-Lomer-Gouin (premier ministre du Québec, 1905-1920) vous reconduira éventuellement sur le Chemin du Roy avec, dans votre mire, le fleuve Saint-Laurent. En chemin, vous croiserez le magnifique moulin de la Chevrotière, moulin à eau historique, classé et construit en 1802.
Le moulin de la Chevrotière. © Bertrand Dubuis
Et, les maisons se rapprochant de plus en plus comme pour vous accueillir à bras ouverts, Deschambault, votre destination, se profilera à l'horizon. À Deschambault, vous trouverez le Vieux-Presbytère (1816) que vous pourrez visiter et qui domine le fleuve du haut du Cap Lauzon.
Le village de Deschambault. © plusbeauxvillages.ca
Tout tout près, vous attendra un parc aménagé avec kiosque ombragé et tables de pique-nique. La vue sur le Saint-Laurent et sur la Rive-Sud complètera le portrait. Des restaurants, un magasin général, une boulangerie, une chocolaterie (oui, oui, vous pourrez vous le permettre, au nombre de kilomètres que vous marcherez tous les jours !) et d'autres boutiques et services vous seront offerts.
La table sera mise. Il n'y manquera que vous !
Étape 13: de Deschambault à Donnacona - 21 km
Alors que les images du charme de Grondines et de Deschambault auront pris le chemin de vos souvenirs, vous sentirez cette énergie vivifiante qui vous animera et qui vous motivera à poursuivre le Chemin.
Étape 13: de Deschambault à Donnacona - 21 km
Tout juste avant de vous engager dans la municipalité de Portneuf, le tracé délaissera la route 138 afin d'emprunter la 1ère avenue, chemin de village où seule y circule la population riveraine.
La seigneurie de Port Neuf fut l'une des premières érigées en Nouvelle-France en 1636. Vous pourrez d'ailleurs observer le manoir du successeur du premier seigneur qui est toujours présent le long du tracé du Chemin du Roy (1ère Avenue), aux côtés de résidences construites dans le style victorien.
Les endroits ne manqueront pas à Portneuf pour y faire une pause : une halte à l'entrée du quai, une marina tout au bout de la Route du Quai, l'Observatoire Ornithologique et une petite halte municipale au coin de la rue Chemin Neuf.
Vieux Chemin. © plusbeauxvillages.ca
Une fois que vos jambes auront repris leur souffle, vous poursuivrez la route sur le Chemin du Roy. Éventuellement, et à votre droite, le Vieux Chemin, vraiment, vraiment trop joli, vous mènera tout droit vers le centre de la petite ville de Cap-Santé. De là, il vous sera possible de vous rendre au quai en empruntant la Côte du Quai qui descend vers le fleuve. Mais, vous le savez pertinemment, tout ce qui est descendu doit être remonté. Et la Côte du Quai est une côte avec un C majuscule. Nous vous recommandons d'y penser deux fois avant de vous y engager.
Place de l'Église de Cap-Santé. © plusbeauxvillages.ca
Les spécialistes en toponymie au Québec émettent plusieurs hypothèses quant à l'origine du nom de Cap-Santé. Serait-ce que des soldats auraient recouvré la santé et été guéris d'une maladie mystérieuse en débarquant à cet endroit ? Ou bien donc que le site avait la réputation de guérir ceux qui y séjournaient ? Ou que les voyageurs qui franchissaient cette périlleuse étape du Chemin du Roy gagnaient le salut ? Ou, encore, est-ce que ce pourrait être le Cap de la sente, sente signifiant un chemin de traverse ?
Bref, une fois que vous aurez parcouru la ville, nous vous conseillons de faire connaître aux autorités municipales votre propre théorie au sujet de l'origine du nom de leur ville. Votre opinion pourra sûrement valoir celle des spécialistes puisque, de toute façon, ils ne s'entendent pas.
Alors que vous réfléchirez à la question, et sans vous en rendre compte, vos pas vous auront mené à Donnacona en passant par la rue Notre-Dame qui, pour votre information, est en pente descendante et, non, vous n'aurez pas à la remonter... aujourd'hui. Une fois le pont de la rivière Jacques-Cartier traversé et le barrage de Donnacona passé, vous serez enchanté d'arriver à destination.
Étape 14: de Donnacona à Neuville - 14 km
En marchant sur le Chemin des Sanctuaires, vous réaliserez rapidement que les rencontres constituent un aspect très important de votre démarche. Et, de ce fait, vous rencontrerez une variété impressionnante de l'espèce humaine. Des gens curieux, croisés à l'improviste, qui vous apostropheront et vous demanderont votre destination, bien sûr, mais aussi, la raison de votre randonnée, le poids de votre sac à dos, l'endroit où vous dormez, la composition de votre diète, l'identité de votre secte religieuse ;) et, souvent : « Est-ce que je peux vous conduire quelque part ? ».
De quoi vous réconcilier avec la planète et ses habitants.
Mais, lorsque vous leur raconterez que vous marchez 20 kilomètres par jour, que vous vous rendez à Sainte-Anne-de-Beaupré et que vous menez un mode de vie spartiate, soyez avertis : vous décèlerez beaucoup d'incrédulité dans leur regard, comme l'air de dire : « Non, je n'ai pas bien entendu. Ce n'est pas possible. » Ben oui, c'est comme ça.
Vous rencontrerez aussi un groupe de personnes dévouées, dédiées à la tâche, accueillantes, vous offrant, souvent, une partie de leur maison, ne sachant que faire afin de rendre votre séjour le plus confortable possible; ce sont les personnes qui vous hébergeront l'espace d'une nuit. Elles accomplissent cette tâche depuis 1 an, 5 ans, et quelques fois depuis plus de 20 ans. Vous serez privilégiés !
Comme un cadeau de la vie.
Le marcheur est-il différent?. © Bertrand Dubuis
Au départ ce matin, votre destin vous placera devant une marche de 14 kilomètres. Un peu moins que les journées précédentes mais, tout de même, un exploit. Puisque tous les jours depuis votre départ, vous relèverez le défi d'effectuer une quantité impressionnante de pas en compagnie de votre ami, le sac à dos, qui ne vous lâchera pas d'une semelle. Vous aurez du mérite !
Étape 14: de Donnacona à Neuville - 14 km
Vous quitterez Donnacona dont le nom, reconnu de façon unanime, tient son origine de Donnacona (qui signifie « chef de la paix »), chef iroquoien de Stadaconé (Québec) jusqu'en mai 1536, exilé par Jacques Cartier avec deux fils et mort en France en 1539. Par la rue Notre-Dame, vous traverserez la section résidentielle de la ville pour aller rejoindre finalement la route 138.
Les paysages fermiers reprendront leurs droits avec leurs silos, leurs granges et autres bâtiments respectifs. De temps à autre, des kiosques vous offriront leurs produits maraîchers saisonniers. Puis, sur votre droite, vous emprunterez la toute banlieusarde et charmante rue Vauquelin qui descendra tout doucement vers Neuville (Nicolas Dupont de Neuville, 1632-1716). À Neuville, sur la rue des Érables, la Chapelle Sainte-Anne et le Vieux Couvent constituent des édifices patrimoniaux. Le Vieux Couvent est dorénavant utilisé à des fins culturelles et artistiques.
Quelques centaines de mètres à marcher encore.
Votre gîte vous attendra.
Étape 15: de Neuville à Saint-Augustin-de-Desmaures - 17 km
Votre périple aujourd'hui se fera en grande partie sur de petites routes rurales parallèles à la route 138 et ce, jusqu'à la destination de Saint-Augustin-de-Desmaures. Une balade plus que divertissante sur ce trajet de paysages à savourer.
Vous poursuivrez votre route sur la rue des Érables qui possède la particularité de se situer à flanc de montagne et d'offrir occasionnellement des vues panoramiques sur le fleuve Saint-Laurent.
Puis, ce sera au tour du Chemin du Roy de recueillir l'empreinte de vos pas. Un chemin tout en repos et en calme bordé de propriétés avec des murs de pierres et des clôtures de perche; et, pour compléter le tout, une vitesse limitée temporairement à 30 kilomètres/heure pour les automobilistes. Quelque chose qui se rapproche du bonheur.
Vitesse limitée temporairement à 30 kilomètres/heure. © Marie-André Richard
Sur ce tronçon de route, vous pourrez profiter d'un trafic allégé afin d'apprécier tout ce qui vous entoure et d'être juste dans l'instant présent. Comme un cadeau. Ne dit-on pas d'ailleurs d'un présent que c'est un cadeau ?
Graduellement, les demeures de la ville de Saint-Augustin-de-Desmaures (nom choisi pour honorer Charles Augustin de Saffray, sieur de Mésy, gouverneur de la Nouvelle-France de 1663 à 1665) s'installeront sous votre regard.
Étant donné que l'itinéraire passera au sud de la ville de Saint-Augustin-de-Desmaures et qu'aucun endroit pour vous approvisionner ne sera prévu sur le Chemin, il vous sera proposé un trajet alternatif (route Racette à gauche) qui vous amènera au centre de la ville vers différents services qui pourront répondre à vos besoins.
Étape 15: de Neuville à Saint-Augustin-de-Desmaures - 17 km
Chemin du Roy faisant, la halte du Parc des Hauts-Fonds arrivera juste à point pour un arrêt bien mérité. Juste le temps de remettre à jour vos données personnelles et de prendre le temps de perdre votre temps, vous serez fins prêts pour reprendre la route. Et puisque le Roy n'est pas toujours soucieux du bien-être de ses sujets, son chemin vous conduira un peu plus loin vers une pente, disons, assez...
Bon. Vous verrez bien ! Assumer son rôle de valet-marcheur, c'est accepter les caprices du Roy.
Votre route se poursuivra sur le bien nommé Chemin de la Butte bordé de belles propriétés dont certaines constituent de vrais domaines à faire rêver. Brièvement, vous emprunterez le tout de vert vêtu Chemin du Lac puis accéderez à votre hébergement après avoir traversé un quartier cossu de la ville de Saint-Augustin-de-Desmaures.
Demain : destination Québec !
Étape 16: de Saint-Augustin-de-Desmaures à Québec - 21 km
Juste à l'idée, de fouler les rues de la Capitale Nationale avec votre sac à dos aujourd'hui vous stimulera au plus haut point. Même vos bottines se mettront de la partie en voulant augmenter la cadence. Raison de plus, deux promenades vous seront proposées en cours de route afin d'agrémenter votre journée.
Votre marche à peine entamée, vous sentirez rapidement le souffle de Saint-Augustin dans votre cou. Puis, vous descendrez allègrement vers Cap-Rouge. Est-il vraiment nécessaire de vous relater l'origine du nom de cette ville ? Non, bien sûr. Mais, juste au cas. Le nom de Cap-Rouge s'explique par la présence du promontoire de roches rougeâtres de type schiste sur les falaises à l'ouest du parc de la Plage-Jacques-Cartier. Évident.
Le Tracel et le Parc nautique de Cap-Rouge. © Mike Sickini
Après avoir côtoyé sur votre gauche le Tracel de Cap-Rouge (viaduc ferroviaire métallique mesurant 1016 mètres de long et 52 mètres de haut, construit de 1906 à 1910 et parachevé en 1913) et traversé le pont surplombant la rivière du Cap-Rouge, vous vous engagerez sur le Chemin de la plage Jacques-Cartier avec sa magnifique promenade qui s'accapare du fleuve pour mieux vous l'offrir.
Au bout du sentier, à l'aire de services du Chemin du Pavillon, vous choisirez entre deux alternatives : ou vous monterez la pente afin de retourner vers la ville pour poursuivre le Chemin, ou vous poursuivrez par le Sentier des Grèves, ses 7 escaliers et ses 561 marches (5 escaliers à monter et 2 à descendre). Vous pourrez y réfléchir. Vous n'aurez qu'à écouter ce que vous dictera votre corps. Vous n'oublierez surtout pas qu'il s'agit de VOTRE Chemin.
En poursuivant sur le Sentier des Grèves, vous croiserez la plage Gagnon. Et qui dit plage, dit une opportunité de donner à vos pieds une récompense pleinement méritée en les plongeant dans l'eau fr...aîche. Ils vous en seront reconnaissants. Tellement.
Étape 16: de Saint-Augustin-de-Desmaures à Québec - 21 km
Le dernier escalier que vous gravirez vous mènera au Belvédère des Ponts d'où vous pourrez contempler le fleuve Saint-Laurent, fort probablement un ou deux navires, peut-être quelques voiliers ou goélettes mais, assurément, le pont Pierre-Laporte avec, en arrière-plan, le pont de Québec.
Les escaliers du sentier des Grèves. © Michel Corboz
Une fois le Sentier des Grèves terminé et une fois tous ces escaliers franchis, l'expression « prendre une marche » n'aura plus jamais la même connotation à vos oreilles. Garanti.
Descendre les 2 derniers escaliers pour rejoindre la Promenade Samuel de Champlain. © Michel Corboz
Après votre passage sous les deux ponts, vous emprunterez la Promenade Samuel-de-Champlain et pourrez reprendre votre souffle au Quai des Cageux, histoire de vous préparer à entreprendre le dernier droit avant votre arrivée à destination.
Sur la Promenade Samuel-de-Champlain, cyclistes, marcheurs, joggeurs et poussettes de bébés, bien sûr, vous partageront leur enthousiasme. Vous vous laisserez donc porter par cet élan énergique jusqu'à la rue de l'Anse au Foulon et franchirez la piste cyclable qui monte à droite de la Côte Gilmour pour rejoindre l'Avenue George-VI. Par respect et par esprit de compassion à votre intention, marcheurs, le degré d'inclinaison de la pente ne vous sera pas communiqué ici.
Vous y voilà rendus.
Les plaines d'Abraham, le Château Frontenac, la Place Royale, la Place d'Youville, les boutiques de la vieille ville, les multiples musées, la multitude de restaurants, le cachet pittoresque des rues de Québec, et encore, et encore : tout ça juste pour vous.
Une très belle fin de journée en perspective !
Étape 17: de Québec à L'Ange-Gardien - 20 km
Une impression unique que de marcher une ville comme celle de Québec aux petites heures matinales. Les camionneurs livrent leur cargaison, les automobilistes semblent se déplacer à l'aide d'un pilote automatique et les passants préoccupés par les soucis qui les attendent au travail. Sac au dos, vous les croiserez, un peu déconnecté de cet univers puisqu'effectuer des pas, un à la suite de l'autre, constituera votre réalité depuis plusieurs jours déjà. Vous habitera alors comme un sentiment de liberté.
La terrasse Dufferin, le Château Frontenac et le port. © iStockPhoto
Encore ce matin, Québec vous dévoilera quelques-uns de ses plus beaux trésors : les fortifications; la magnifique vue sur le fleuve, Lévis et l'Île d'Orléans à partir de la Terrasse Dufferin; la basse-ville avec sa Place Royale, son église Notre-Dame-des-Victoires (1688, reconstruite en 1763) et sa fresque des Québécois (1999).
L'église Notre-Dame-des-Victoires et la fresque des Québécois. © Jassy-50
La piste cyclable du Corridor du Littoral vous accompagnera aujourd'hui afin de sortir sécuritairement de la ville de Québec.
Étape 17: de Québec à L'Ange-Gardien - 26 km
L'enchanteur Domaine de Maizerets, qui avoisine la piste cyclable, représentera une opportunité pour vous de relaxer quelque peu. Une petite pause matinale, pourquoi pas ?
Une pause au Domaine de Maizerets. © passepartout.com
Par la suite, deux alternatives s'offriront à vous :
Bon. Puisque vous vous êtes engagés à marcher sur le Chemin des Sanctuaires, aussi bien profiter de chaque opportunité de visiter un Sanctuaire, même si cela exige de votre part, un petit effort supplémentaire. Le pèlerin en vous appréciera.
Une fois votre visite achevée, vous rejoindrez à nouveau l'Avenue Royale où vous trouverez une multitude de commerces pouvant vous offrir toute une panoplie de services.
Aujourd'hui, vous traverserez le site patrimonial de Beauport; ce qui est devenu la banlieue de Québec constituait aux XVIIIe et XIXe siècles une séquence de petits villages étalés sur le Chemin du Roy et qui comprenaient les anciennes municipalités de Giffard, de Beauport, de Villeneuve et de Courville. Occupant la côte de Beauport, ce site offre un panorama des plus remarquables sur le fleuve Saint-Laurent. Il comprend plus de 650 bâtiments construits entre le XVIIIe et le XXe siècle, en plus de compter deux monuments historiques classés, soit la maison Girardin (bâtie entre 1784 et 1819 - 600 avenue Royale – Musée d'arts avec une exposition permanente relatant l'histoire francophone d'Amérique) et la maison Tessier-Dit-Laplante (1867 – 2328 avenue Royale).
Tout juste avant le parc des Chutes Montmorency, vous pourrez choisir, encore une fois, oui, entre deux options afin de continuer votre route. Ou vous conserverez votre élan et vous prendrez la courbe vers la gauche afin de demeurer sur l'Avenue Royale ou encore, vous continuerez tout droit et marcherez alors sur le Chemin du Manoir qui vous conduira sur la passerelle traversant la Chute Montmorency (frais d'accès).
Le pont suspendu au-dessus de la Chute Montmorency. © Expedia
Cette deuxième option doit être écartée systématiquement si vous souffrez d'acrophobie (peur des hauteurs) et si, la seule pensée de déambuler sur un étroit plancher de bois surplombant des chutes de 83 mètres de hauteur vous donne des sueurs froides et des vertiges.
Mais, comme hier lorsque vous avez été confronté aux 561 marches des escaliers du Sentier des Grèves, vous pourrez y réfléchir. Vous n'aurez qu'à écouter ce que vous dictera votre corps. Vous n'oublierez surtout pas qu'il s'agit de VOTRE Chemin.
Une fois cette étape franchie, ou épreuve, c'est selon, vous reprendrez le paisible et sécuritaire chemin de l'Avenue Royale dans la municipalité de Boischatel. Vous remarquerez que, peu à peu, subtilement, l'espace entre les maisons s'agrandira. Elles ne se marcheront plus sur les pieds. Un peu comme si la campagne s'invitait chez sa voisine la ville.
Le Chemin des Sanctuaires aurait pu aussi bien être nommé Chemin du Saint-Laurent, tellement le fleuve ne se lasse pas d'être à vos côtés depuis le départ du Cap-de-la-Madeleine. Comme un fidèle compagnon de marche.
L'Ange-Gardien vous accueillera et vous hébergera ce soir. Réconfortant. De quoi dormir l'esprit en paix.
L'ange-Gardien vous accueille.
Dernière nuit sur le Chemin puisque demain, ce sera l'arrivée à Sainte-Anne-de-Beaupré.
Et, vous accompagnera alors, peut-être, un doux mélange d'enfin et de déjà.
Étape 18: de L'Ange-Gardien à Sainte-Anne-de-Beaupré - 18 km
Vous serez choyés aujourd'hui pour votre dernière journée de marche sur le Chemin des Sanctuaires.
Étape 18: de L'Ange-Gardien à Sainte-Anne-de-Beaupré - 18 km
L'avenue Royale vous menant à Sainte-Anne-de-Beaupré sera parsemée de nombreux attraits : maisons normandes, basses et au toit prononcé, québécoises ou mansardées, chapelles, croix de chemin vestiges d'un autre siècle... Vous y trouverez également de nombreux fours à pain, caveaux à légumes datant parfois de plus de 300 ans.
Chapelle et caveau à légumes. © Bertrand Dubuis
Dans la région, le Chemin du Roy a été renommé Avenue Royale puis, depuis peu, Route de la Nouvelle-France. L'Avenue Royale constitue un joyau pour les amateurs d'histoire et les férus d'architecture puisqu'elle constitue une des plus vieilles artères de l'Amérique du Nord.
Vous surveillerez bien les affiches bordant le bord de la route et identifiant les censitaires pour chaque lot de terre : vous reconnaîtrez, qui sait, une ou plusieurs générations de vos ancêtres ayant besogné sur les terres d'un seigneur de l'époque. Sur ce chemin, peut-être mettrez-vous vos bottines au même endroit où ils ont déjà déposé leurs sabots.
Jusqu'à destination, la Côte de Beaupré laissera défiler sous vos yeux ses trésors de beauté. Inestimable richesse.
La Côte de Beaupré laisse défiler sous vos yeux ses trésors de beauté. © Pierre Turcotte
Et pourquoi pas une dernière petite gâterie avant votre arrivée à destination ? Comme une image collée dans votre cahier de devoirs. Vous retrouverez à la boulangerie artisanale Chez Marie, beignes, brioches, chaussons et beurre d'érable. De plus, la boulangerie tient commerce dans une maison de pierres construite en 1652. Ne serait-ce que pour le plaisir d'entrer à l'intérieur.
Signes que Sainte-Anne-de-Beaupré approche, l'Avenue Royale devient de plus en plus étroite, les maisons se multiplient et les trottoirs apparaissent comme par miracle.
Puis, les édifices se penchant un peu dans une courbe de la rue, les deux flèches de la basilique apparaîtront à l'horizon, avec le ciel comme fond d'écran.
Vous n'y serez pas encore, mais ce sera tout comme.
Vous retrouverez alors l'énergie qui vous animait à votre départ et qui vous permettra d'effectuer la centaine de mètres qu'il vous restera.
Une fois les derniers pas effectués, là, planté/e devant la basilique, vous pourrez prendre un temps d'arrêt afin de réaliser toute l'ampleur du défi que vous viendrez de réaliser.
Et de vous envoyer, à vous, de vous, un message empli d'amour et de gratitude.
Sans oublier, un profond merci à la Vie.
Des sourires qui en disent long sur le Chemin parcouru.