Marcheuse et pêcheur

Sécurité

La pratique sécuritaire et responsable de la marche de longue durée combine le voyage avec l'activité physique comme c'est le cas avec le vélo tourisme ou la grande randonnée.

Avec la pandémie le code de conduite des marcheurs s'adapte aux conditions dans les différentes zones où ils circulent. Rappelons-nous que ce code de conduite est appelé à évoluer de manière régulière. Pour ces raisons, lorsqu'une marche est planifiée, il convient de situer les zones qui sont visitées et d'aller vérifier les directives qui s'appliquent (par exemple pour connaître l'accessibilité à la zone, l'horaire du couvre-feu ou la taille d'un groupe de marcheurs). Des informations se retrouvent aussi sur le site de Rando Québec, la fédération responsable de la marche pédestre.

Une conduite respectueuse envers tous implique le respect des mesures d'hygiène en se lavant les mains, en maintenant la distanciation physique de 2 mètres, en portant le masque lorsque cette distance ne peut être maintenue et dès que l'on entre à l'intérieur, etc.

Vous pouvez consulter "Le code des pratiquant·e·s en contexte de pandémie de COVID-19", de Rando Québec établi en collaboration avec le milieu du plein air du Québec.

Pandémie

En tout premier lieu, déterminer quel parcours vous convient en fonction de votre condition et de votre expérience de la marche de longue durée. Il y a plusieurs façons de parcourir le Chemin des Sanctuaires, de manière autonome ou avec hébergement. Souhaitez-vous marcher le Chemin des Sanctuaires avec un départ réservé, des étapes déterminées et à chaque étape, un hébergement avec accueil ? Autrement, le Chemin des Sanctuaires en marche autonome convient-il mieux à votre rythme et à votre disponibilité ? Dans tous les cas, vous abordez la marche avec une intention d'aventure. L'effort et la découverte alimentent l'expérience et accordent la place à l'émerveillement, à l'imprévue, à une expérience gratifiante et stimulante.

Peu importe la formule retenue, le marcheur est prévoyant. Il apporte tout ce qui est nécessaire pour assurer sa santé et son bien-être : une quantité suffisante de médicaments, la pharmacie pour le soin des pieds et les autres conditions de la vie en plein air comme l'exposition au soleil, la pluie ou les piqûres d'insectes. Le confort du marcheur est tout aussi essentiel. Il apporte l'eau suffisante, des collations nutritives, des vêtements de rechange.

Pour des informations plus complètes sur le matériel à apporter, consulter la rubrique Équipements.

Il est prudent de renseigner ses proches à propos de notre projet de marche, du parcours et de la meilleure manière pour nous rejoindre.

Le marcheur anticipe les difficultés. Il se renseigne auprès des autres marcheurs en plus de consulter les cartes. Il s'assure que rien ne va lui manquer pour accomplir sa journée de marche. Il a anticipé les difficultés particulières que pose le relief, l'exposition au soleil en rase campagne ou l'absence de point de ravitaillement sur son trajet. Au besoin, il complète son bagage pour y inclure des vêtements adaptés, ses provisions supplémentaires.

Souliers de marche

Avec la formule Marche avec accueil et hébergements (9 ou 18 jours), des gîtes sont proposés à la fin de chaque étape. Vous logez dans des centres communautaires, parfois chez des particuliers et dans de petits hôtels.

Avec la marche autonome, le marcheur évite des déceptions en réservant ses hébergements et en se renseignant sur des conditions particulières comme un séjour de deux nuitées au plus. Dans tous les cas, le marcheur construit son aventure, il ajuste son trajet et utilise des transports d'appoint pour rendre son séjour avantageux. Cette formule en organisation libre s'apparente aux marches de longue durée ailleurs dans le monde. Plusieurs marcheurs apprécient cette autonomie et la souplesse qu'elle permet : luxe ou camping, resto où cuisiner soi-même, demeurer quelque temps à une étape.

Connaître la météo permet d'adapter son horaire, de choisir des vêtements adaptés et, au besoin, de bien protéger son matériel. Une meilleure anticipation des conditions et le choix des équipements appropriés rendent la marche possible presque tous les jours. Ainsi par temps chaud, plusieurs marcheurs marchent tôt et ainsi profitent des heures fraîches de la journée et ils tirent profit des zones ombragées pour prendre leurs pauses. Dans ces conditions, une bonne hydratation, des vêtements amples et qui couvrent bien la tête et le corps limitent les coups de chaleur ou de soleil. Par temps pluvieux, venteux ou quand il fait froid, le marcheur assure son confort et protège son matériel de l'humidité ou du gel.

Un bon marcheur est attentif aux signaux de son corps. Il prêtera attention aux blessures aux pieds, à la fatigue, à la soif et à la faim. Quand les conditions le lui permettent, il prend des pauses régulières, il se déchausse pour laisser les pieds respirer, il laisse ses bas sécher ou les change au besoin.

Un bon marcheur est aussi attentif à son environnement. Autant pour apprécier tout ce qui se découvre un pas à la fois, que pour tenir compte des obstacles, de débris sur le sol et des autres utilisateurs qui circulent autour de lui (vélos, matériel roulant de toutes sortes, animaux). Une attention supplémentaire est requise lorsque votre parcours vous amène à partager la route publique ou un corridor partagé avec des cyclistes. Il est important de demeurer bien visible et de voir venir ceux qui viennent à votre rencontre.

Lorsqu'il croise d'autres utilisateurs, le marcheur accorde la priorité à ceux qui montent et, si les mesures sanitaires l'exigent, il se place en retrait à distance suffisante ou couvre son visage.

Marcheurs sous la pluie

Malgré toutes les bonnes pratiques, des situations exigent de l'assistance. N'hésitez pas à demander de l'aide aux autres marcheurs et assistez les autres lorsqu'ils vous le demandent. Exercer la prudence implique donc de demeurer sur des chemins balisés et d'anticiper les situations dangereuses. Le marcheur qui éprouve un malaise, se blesse ou fait une chute recherche de l'assistance sans tarder. Il le signale aux gens qu'il rencontre et il communique sa situation et son besoin aux autorités grâce au 911.

Nous devenons tous conscients de la fragilité des milieux naturels et de la qualité de nos milieux habités. Normalement, le marcheur passe et il ne demeure aucune trace de son passage outre de bons souvenirs. Chacun veille à ne pas laisser de détritus derrière lui puisqu'il en dispose convenablement. Il veille à ne pas abîmer les chemins de terre en marchant hors du tracé. Le marcheur bénéficie de l'accueil de concitoyens, il montre son appréciation en parcourant les zones habitées dans le respect des résidents et des commerçants auprès desquels il obtient l'accord avant d'utiliser les sites ou les services. Le marcheur responsable souhaite que le Chemin des Sanctuaires demeure en parfait état et une opportunité de rencontre avec les personnes qui habitent les territoires visités.

Marguerites sur le chemin